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WerePups : des “chiots-garous”… version poupons (et délicieusement dérangeants)

Si vous croyez avoir tout vu en matière de créations insolites, laissez-moi vous présenter les WerePups. Le nom vient de werewolf (loup-garou) et pups (chiots) : on pourrait donc traduire par “chiots loup-garou”. Sauf qu’ici, on n’est pas sur de simples chiots : ce sont de véritables poupons à l’allure de bébés… avec juste ce qu’il faut de crocs, de griffes et de regard “je suis adorable, mais j’ai peut-être mangé votre rideau”.

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Derrière ces créatures impossibles (et pourtant très photogéniques) se trouve Asia Eriksen, artiste et FX artist américaine, qui a réussi un tour de force : mélanger le langage visuel de la poupée réaliste avec l’imaginaire du monstre. Résultat : on hésite entre la tendresse et l’instinct de survie. C’est bon signe : l’illusion fonctionne.

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Un bébé, un monstre… et un sacré niveau de réalisme

Ce qui frappe d’abord, c’est la crédibilité. Les WerePups ne sont pas “mignons en plastique”, ils ont ce rendu presque organique qui fait que votre cerveau bascule en mode : “c’est vivant”. Texture de peau, volumes du visage, mimiques, proportions, pilosité… tout est conçu pour créer un contraste troublant entre l’innocence du poupon et les marqueurs du prédateur.

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Si vous aviez aimé l’idée de poupées qui détournent les codes pour aller vers l’étrange, vous devriez jeter un œil à l’inverse, aux poupées visages réalistes de Michael Zajkov qui peuvent aussi amener une sorte de malaise (tout en étant nettement moins susceptible de hurler à la pleine lune).

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Un travail d’atelier : sculpture, moulage, finitions… et patience

À l’origine, WerePups, c’est de l’atelier pur : sculpture, assemblage, finitions minutieuses, et cette étape essentielle où l’objet passe de “joli” à “inquiétant mais irrésistible”. On est dans une approche très proche des effets spéciaux : le genre de fabrication qui exige du temps, des essais, et un sens aiguisé du détail.

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C’est précisément ce côté artisanal qui a participé au succès… et à la frustration : quand un objet devient viral, la réalité matérielle (les heures de travail, les séries limitées, la disponibilité) rappelle qu’on n’est pas dans une usine à licornes.

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Présentation par l’artiste en vidéo:


De la pièce d’atelier… à une édition studio (pour l’instant, Toby)

Pendant longtemps, les WerePups n’existaient qu’en créations faites à la main par Asia Eriksen — ce qui explique la rareté, les délais et les prix qui donnent parfois l’impression qu’on achète un petit loup-garou sur plan. Seul 2 ou 3 bébés garous sont disponibles chaque mois, pour un prix entre 1200 et 1800$.

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Le projet a ensuite ouvert une porte avec une collaboration : le site officiel indique que Trick or Treat Studios s’occupe de rendre des WerePups “officiels” plus accessibles. Concrètement, côté “studio”, le modèle mis en avant et disponible en fiche produit est aujourd’hui “Toby” (avec description matière/poids, etc.). De ce côté, le prix est moindre, il faut compter 300$ pour adopter un Toby.

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En clair :
• WerePups “atelier” : le cœur artisanal (pièces rares, rythme de fabrication humain — donc forcément limité).
• WerePups “studio” : une édition pour l’instant (Toby), plus simple à acheter quand elle est en stock, tout en restant présentée comme une pièce de collection à manipuler avec soin.

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Pourquoi les WerePups plaisent autant ? (Spoiler : le folklore y est pour beaucoup)

Si les WerePups marchent si bien, ce n’est pas seulement à cause du réalisme. C’est aussi parce qu’ils touchent à un imaginaire très ancien : celui du loup-garou, entre peur et attraction. Le folklore, lui, ne vieillit pas : il change juste de support. Hier c’était la légende racontée près du feu. Aujourd’hui, c’est un poupon sur Instagram.

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Si vous aimez les histoires de loups-garous ancrées dans le réel (et franchement glauques), je vous recommande l’histoire de Peter Stumbb, le loup-garou de Bedburg : on est dans une autre ambiance, mais on comprend très bien pourquoi le thème continue d’obséder.

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WerePups et “poupées d’art” : la frontière est fine

Ce qui est intéressant, c’est que WerePups se situe à un croisement : objet de collection, sculpture, création FX, et “poupée” au sens artistique. Dans cette famille-là, on retrouve des œuvres qui ne sont clairement pas destinées à la chambre d’enfant, mais plutôt aux vitrines de collectionneurs (et aux cauchemars consentis). Elles sont tellement réussi et uniques que les fans d’horreur se les arrachent (probablement des personnes qui affectionnent aussi d’utiliser des poupées comme pots de fleur)

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Si vous aimez ce genre de beauté étrange et parfaitement exécutée, découvrez dans un registre bien différent les poupées de porcelaine féériques de Marina Bychkova.

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Sources pour aller plus loin

• Le site web WerePups.com
• Le compte Instagram
Toby sur Trick or Treat Studios

Et si c’est l’hyperréalisme “créatures” qui vous accroche, découvrez également les horribles créatures hyper réalistes de Laira Maganuco.

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