En 1589, dans la petite ville allemande de Bedburg près de Cologne, un homme nommé Peter Stumpp est exécuté après avoir été accusé de sorcellerie, de meurtres et de transformation en loup. Son supplice est si spectaculaire que l’affaire se répand rapidement à travers l’Allemagne avant d’atteindre l’Angleterre, où un pamphlet publié en 1590 transforme encore un peu plus le condamné en monstre.
Plus de quatre siècles plus tard, Peter Stumpp reste connu comme le « loup-garou de Bedburg ». Mais derrière la ceinture magique, le pacte avec le Diable et les récits de cannibalisme se cache une histoire beaucoup plus difficile à démêler. Plusieurs documents contemporains existent, leurs versions divergent et une grande partie des détails les plus horribles provient d’un texte anglais écrit pour impressionner autant que pour informer.
Cette gravure publiée par Lucas Mayer en 1589 présente en plusieurs scènes les crimes attribués à Peter Stumpp et son exécution. Crédit image Lucas Mayer (domaine public).
À retenir
- Peter Stumpp est exécuté le 31 octobre 1589 après avoir été accusé de sorcellerie, de lycanthropie, de meurtres et de cannibalisme.
- Son nom apparaît sous de nombreuses formes : Stumpp, Stump, Stumbb, Stubbe, Stupe ou Stumpf.
- Contrairement à une idée répandue, l’affaire n’est pas connue uniquement par un pamphlet anglais : au moins cinq documents contemporains ont survécu.
- Le célèbre pamphlet londonien de 1590 est la version la plus détaillée, mais il développe et dramatise fortement les récits allemands.
- Selon ce texte, Stumpp aurait reçu du Diable une ceinture permettant de se transformer en loup.
- Les crimes extraordinaires qui lui sont attribués ne peuvent pas tous être considérés comme des faits historiquement établis.
- Son exécution particulièrement brutale est en revanche attestée par plusieurs sources contemporaines.
Qui était Peter Stumpp ?
Les certitudes biographiques sont étonnamment maigres pour un homme devenu l’un des loups-garous les plus célèbres de l’histoire européenne.
Les documents allemands le présentent comme un agriculteur des environs de Bedburg, dans l’actuelle Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Sa date de naissance exacte n’est pas connue de manière suffisamment sûre pour la donner comme un fait.
Même son nom n’est pas stable.
Le pamphlet anglais parle de Stubbe Peeter, Hermann von Weinsberg écrit Stupe Peter et les imprimés allemands utilisent notamment Stump ou Stumpf. Aujourd’hui, la forme Peter Stumpp est la plus couramment employée.
La graphie « Peter Stumbb », qui apparaît encore dans de nombreux récits modernes, fait donc partie d’une longue collection de variantes plutôt que d’une identité parfaitement fixée.
Une autre tradition associe son nom à une main manquante. Certaines gravures représentent en effet le prétendu loup perdant une patte gauche puis Stumpp privé de sa main gauche. Mais toutes les sources ne reprennent pas cet épisode et rien ne permet d’affirmer simplement qu’il aurait perdu sa main auparavant dans un accident.
Une époque où les histoires de loups-garous paraissaient crédibles
À la fin du XVIe siècle, l’idée qu’un humain puisse prendre la forme d’un animal n’appartient pas seulement aux contes pour enfants.
La croyance en la lycanthropie s’inscrit dans un univers où pactes démoniaques, sorcellerie et métamorphoses peuvent être intégrés aux explications judiciaires et religieuses.
Le thème relève plus largement de la thérianthropie, la transformation symbolique ou mythologique d’un humain en animal, dont le loup-garou est probablement la variante européenne la plus célèbre.
Quelques décennies avant Stumpp, Lucas Cranach l’Ancien avait déjà produit une gravure particulièrement brutale représentant un homme à l’apparence sauvage attaquant des personnes et dévorant un enfant.
Le loup-garou ou le cannibale, gravure réalisée vers 1512, plusieurs décennies avant l’affaire Peter Stumpp. Crédit image Lucas Cranach l’Ancien (domaine public).
Cette image ne représente donc pas Peter Stumpp. Elle montre en revanche que l’association entre violence extrême, cannibalisme et figure du loup-garou était déjà présente dans la culture visuelle germanique.
Les poursuites pour lycanthropie se développent d’ailleurs dans le même climat culturel que les procès pour sorcellerie. Quelques générations auparavant, le Valais avait déjà connu l’une des premières grandes vagues européennes de chasse aux sorciers.
Que racontent vraiment les sources sur le loup-garou de Bedburg ?
L’histoire a longtemps été répétée comme si elle provenait d’un seul document.
Ce n’est pas le cas.
Une étude publiée en 2024 par Nathan Baillie recense cinq témoignages contemporains survivants :
- un pamphlet anglais publié à Londres en 1590 ;
- une feuille imprimée à Nuremberg et Augsburg en 1589 ;
- une autre feuille publiée à Cologne ;
- un pamphlet imprimé à Cologne à la fin de 1589 ;
- le journal du bourgeois de Cologne Hermann von Weinsberg.
Les versions allemandes sont relativement courtes. À l’inverse, le texte anglais développe l’histoire sur 21 pages, dont 19 consacrées au récit, avec une grande illustration découpée en plusieurs scènes.
C’est cette version spectaculaire qui a largement façonné le Peter Stumpp que l’on raconte encore aujourd’hui.
Frontispice du pamphlet anglais The Damnable Life and Death of One Stubbe Peeter, publié à Londres en 1590. Crédit image auteur inconnu (domaine public).
Le document affirme avoir été traduit d’un texte en haut allemand imprimé à Cologne et apporté en Angleterre par George Bores.
Il faut toutefois le lire avec précaution : son objectif n’est pas celui d’un compte rendu judiciaire moderne. Le texte est aussi un récit moral, religieux et sensationnel destiné à impressionner son public.
Des attaques attribuées à un loup pendant 25 ans
Selon le pamphlet anglais publié en 1590, les environs de Bedburg auraient été terrorisés pendant vingt-cinq ans par une créature prenant l’apparence d’un loup.
Le récit décrit d’abord des attaques contre le bétail. Moutons, chèvres et autres animaux auraient été retrouvés tués ou dévorés dans les campagnes autour de Bedburg et de Cologne. Mais les disparitions auraient ensuite concerné des hommes, des femmes et surtout des enfants.
Le texte raconte que des habitants retrouvaient parfois dans les champs des morceaux de corps humains dispersés. Lorsqu’un enfant disparaissait, les familles craignaient aussitôt qu’il ait été victime du mystérieux loup.
La peur aurait fini par devenir telle que les habitants évitaient de voyager seuls entre les villages. Le pamphlet affirme que peu de personnes osaient alors emprunter les routes sans être accompagnées et armées.
Il faut toutefois garder en tête que nous lisons ici un récit sensationnel imprimé après l’exécution de Peter Stumpp. Le texte cherche manifestement à présenter l’affaire comme une longue période de terreur et il est impossible aujourd’hui de vérifier l’existence et les circonstances de chacune de ces attaques.
La fillette qui aurait échappé au loup
Parmi les épisodes les plus étonnants du pamphlet figure l’attaque d’un groupe d’enfants jouant dans un pré près de Bedburg.
Selon le récit, un loup surgit soudain et saisit une petite fille par le col. Mais le vêtement de l’enfant était doté d’un col haut, rigide et solidement fermé, que les crocs de l’animal n’auraient pas réussi à traverser.
Les cris des autres enfants auraient alors affolé le bétail qui paissait à proximité. Les animaux se seraient précipités vers le loup, l’obligeant à lâcher sa victime et à prendre la fuite.
Le pamphlet insiste même sur la véracité de cet épisode en citant un brasseur londonien originaire de la région, apparenté à la fillette, qui aurait reçu des lettres racontant l’événement.
Cette anecdote est donc bien contemporaine du récit de 1590, mais elle nous est connue par le pamphlet lui-même, pas par un dossier judiciaire indépendant.
Comment Peter Stumpp aurait-il été démasqué ?
La capture du prétendu loup-garou est racontée comme le point culminant de cette longue série d’attaques.
Des chasseurs auraient poursuivi le loup avec leurs chiens. Lorsqu’ils l’encerclent, ils auraient vu l’animal retirer la mystérieuse ceinture qui lui permettait de conserver sa forme animale.
À leur stupéfaction, le loup aurait alors repris forme humaine et les chasseurs auraient reconnu Peter Stumpp.
C’est évidemment ici que l’histoire quitte complètement le terrain du fait vérifiable pour entrer dans celui de la lycanthropie.
Nous ne pouvons pas savoir si un homme a simplement été appréhendé après une chasse au loup, si plusieurs événements ont été rapprochés après coup ou si la scène de transformation a été amplifiée par les différents récits imprimés.
Capture et aveux du loup-garou de Bedburg
Qu’il ait été thérianthrope ou simple homme accusé de crimes monstrueux, Peter Stumpp est arrêté en 1589.
Le pamphlet anglais explique qu’on lui montre alors les instruments du chevalet. La menace de la torture aurait suffi à provoquer ses aveux.
Il ne faut donc pas présenter cette confession comme un témoignage libre : dans le contexte judiciaire de l’époque, la menace d’être étiré sur un chevalet constituait déjà une contrainte considérable.
Selon le texte, Stumpp affirme avoir commencé à pratiquer la magie, la nécromancie et la sorcellerie dès l’âge de 12 ans.
Il aurait ensuite conclu un pacte avec le Diable.
Dans un système judiciaire où l’accusé sait parfaitement ce qui l’attend s’il refuse de parler, la frontière entre menace de torture et torture effective n’est pas exactement confortable. Ce contexte rappelle celui d’autres poursuites européennes pour sorcellerie, où les aveux pouvaient être obtenus sous une pression physique considérable. Des siècles plus tard, les procès des sorcières de Salem montreront encore à quel point accusations, peur collective et justice peuvent former un mélange particulièrement toxique.
Une ceinture magique pour se transformer en loup
Toujours selon le pamphlet, le Diable aurait remis à Peter Stumpp une ceinture surnaturelle.
Lorsqu’il la mettait autour de sa taille, il aurait pris l’apparence d’un immense loup doté de grands yeux brillants, d’une large gueule, de dents acérées et de puissantes pattes.
Il lui suffisait d’enlever cette ceinture pour retrouver sa forme humaine.
Après son arrestation, Stumpp aurait indiqué l’endroit où il l’avait abandonnée. Les autorités l’auraient cherchée dans une vallée, sans jamais la retrouver.
Le pamphlet propose évidemment une explication parfaitement pratique à cette disparition : le Diable serait revenu récupérer lui-même la ceinture.
Cette ceinture magique appartient à la tradition des objets censés permettre la métamorphose en loup, que l’on retrouve dans plusieurs récits européens de lycanthropie.
Des meurtres, du cannibalisme et son propre fils
Les aveux attribués à Peter Stumpp deviennent ensuite de plus en plus macabres.
Le pamphlet lui attribue des dizaines d’attaques contre des hommes, des femmes, des enfants et du bétail, ainsi que des actes de cannibalisme.
L’étude récente de Nathan Baillie relève notamment dans le texte anglais le meurtre de deux hommes, treize enfants et trois femmes, dont deux enceintes, auxquels s’ajoute le meurtre du propre fils de Stumpp.
D’autres récits et résumés anciens donnent des décomptes légèrement différents, ce qui explique que l’on trouve souvent le chiffre de « quatorze enfants et deux femmes enceintes » dans les textes modernes.
Les descriptions sont particulièrement violentes. Stumpp aurait notamment affirmé avoir éventré des femmes enceintes et mangé les organes de leurs fœtus.
Le pamphlet lui attribue également le meurtre de son propre fils, dont il aurait dévoré le cerveau.
Là encore, ces actes doivent être présentés pour ce qu’ils sont : les crimes attribués à Stumpp par les textes contemporains, et non une liste de faits que l’on pourrait aujourd’hui établir avec certitude.
Inceste et relations avec une succube
L’accumulation d’accusations ne s’arrête pas aux meurtres.
Le pamphlet affirme également que Peter Stumpp entretenait une relation incestueuse avec sa fille. Il évoque par ailleurs sa relation avec Kathrine Trompin, présentée comme sa compagne.
À ces accusations s’ajoute un élément encore plus conforme à la démonologie du XVIe siècle : Stumpp aurait déclaré avoir eu des rapports sexuels avec une créature démoniaque envoyée par le Diable, décrite comme une femme d’une grande beauté.
Autrement dit, le récit rassemble pratiquement tout le catalogue du mal tel qu’on pouvait le concevoir à l’époque : sorcellerie, pacte démoniaque, lycanthropie, cannibalisme, meurtre d’enfants, inceste et sexualité démoniaque.
C’est précisément cette accumulation qui invite aujourd’hui à lire le pamphlet avec prudence.
Une exécution d’une violence extrême
Si la réalité des crimes attribués à Stumpp reste difficile à établir, la brutalité de son exécution est beaucoup mieux documentée. Pour toutes ces accusations, Peter Stumpp est condamné à une mort particulièrement spectaculaire le 31 octobre 1589.
Son corps est placé sur une roue. À l’aide de tenailles chauffées au rouge, ses bourreaux lui arrachent la chair à plusieurs endroits.
Ses bras et ses jambes sont ensuite brisés à coups de hache ou de maillet, avant qu’il soit décapité.
Son corps est finalement brûlé.
Deux femmes liées à l’affaire, désignées dans le pamphlet anglais comme sa fille Bell Stubbe et sa compagne Kathrine Trompin, sont également exécutées par le feu. Les sources contemporaines ne s’accordent d’ailleurs pas complètement sur l’identité et les liens familiaux de ces femmes.
Après le supplice, les autorités auraient dressé un poteau surmonté de la roue, d’une représentation de loup et de la tête de Peter Stumpp. Seize morceaux de bois y auraient symbolisé les victimes qui lui étaient attribuées.
Cette mise en scène du corps du condamné devait servir d’avertissement public, comme ce fut le cas ailleurs dans l’Allemagne du XVIe siècle avec les cages suspendues de l’église Saint-Lambert de Münster.
On peut aussi rapprocher cette violence judiciaire des exécutions catastrophiques du bourreau Jack Ketch, même si celui-ci exercera près d’un siècle plus tard en Angleterre.
Bedburg sortait tout juste d’une guerre de religion
L’affaire ne se déroule pas dans une paisible campagne allemande coupée du monde.
Entre 1583 et 1588, la région est ravagée par la guerre de Cologne, un conflit opposant notamment factions catholiques et protestantes dans l’électorat de Cologne.
Bedburg se trouve directement sur l’un des théâtres d’opérations.
En mars 1584, la ville et son château sont assiégés et passent sous le contrôle des forces du comte Adolf de Neuenahr. Les affrontements et changements de pouvoir ont profondément perturbé la région quelques années seulement avant l’affaire Stumpp.
Siège et reddition de Bedburg le 9 mars 1584, cinq ans avant l’exécution de Peter Stumpp. Crédit image Frans Hogenberg (domaine public).
Ce contexte explique pourquoi certains auteurs modernes ont proposé de voir en Peter Stumpp un bouc émissaire pris dans les tensions religieuses et politiques de son époque.
Cette interprétation reste cependant une hypothèse.
On lit parfois qu’il aurait été protestant et que les autorités catholiques auraient voulu faire de lui un exemple. Les documents survivants ne permettent pas de présenter cette explication comme une certitude.
Le contexte de guerre, d’insécurité et de divisions confessionnelles est bien réel. Les motivations précises de ceux qui ont accusé Stumpp le sont beaucoup moins.
Peter Stumpp était-il vraiment un meurtrier ?
C’est la question la plus évidente et probablement celle à laquelle il est impossible de répondre proprement.
L’existence de Peter Stumpp et son exécution ne sont pas une légende inventée plusieurs siècles plus tard. Plusieurs documents contemporains racontent l’affaire et s’accordent sur des éléments importants de son supplice.
Il est également possible qu’une affaire criminelle réelle se trouve à l’origine de l’histoire.
Mais les sources dont nous disposons ne permettent pas de vérifier individuellement les meurtres, encore moins les éléments surnaturels.
L’étude de Nathan Baillie montre surtout que plus l’histoire circule, plus elle accumule de détails. Le pamphlet anglais est beaucoup plus développé que les textes allemands et transforme l’affaire en véritable récit d’horreur folklorique.
Ce qui a peut-être commencé comme l’annonce de l’exécution d’un homme accusé de crimes particulièrement graves devient ainsi l’histoire d’un sorcier cannibale capable de prendre l’apparence d’un loup.
Autrement dit, Peter Stumpp a peut-être été un criminel, un bouc émissaire, ou un peu des deux dans un récit progressivement amplifié. Les documents conservés ne permettent pas de trancher.
Comment le loup-garou de Bedburg est devenu une légende européenne
L’un des aspects les plus intéressants de l’affaire est sa vitesse de propagation.
Dès 1589, des feuilles imprimées circulent à Cologne, Nuremberg et Augsburg. L’année suivante, l’histoire atteint Londres avec The Damnable Life and Death of One Stubbe Peeter.
En 1612, le poète satirique anglais Samuel Rowlands peut déjà mentionner « Peter Stumpe » dans The Knave of Harts sans avoir besoin d’expliquer longuement de qui il parle.
Le loup-garou de Bedburg est devenu une référence.
L’imprimerie naissante joue ici un rôle comparable à celui que jouent aujourd’hui les réseaux sociaux : une histoire particulièrement horrible traverse les frontières, est reprise, résumée, illustrée puis enrichie à chaque nouvelle version.
Avec, évidemment, un peu moins de vidéos verticales.
Peter Stumpp jusque dans le metal
La légende n’a pas disparu avec les anciens pamphlets.
En 2024, le groupe allemand Powerwolf a consacré à Peter Stumpp le morceau « 1589 », accompagné d’un clip retraçant librement l’histoire du « Werewolf of Bedburg ».
Plus de quatre siècles après les feuilles illustrées vendues en Allemagne, l’histoire continue donc de circuler par l’image, la musique et la culture populaire.
Le support change beaucoup, le loup un peu moins.
On retrouve d’ailleurs toujours ce goût pour les créatures à mi-chemin entre humain et animal dans des créations contemporaines beaucoup moins sanglantes, comme les étranges WerePups, des poupons-loups-garous d’Asia Eriksen.
Sources pour aller plus loin
- Nathan Baillie – Monstrous Lessons: Peter Stumpp, the Werewolf of Bedburg, University of Saskatchewan Undergraduate Research Journal, 2024
- The Damnable Life and Death of One Stubbe Peeter – transcription du pamphlet anglais de 1590
- Wikimedia Commons – gravure de Lucas Mayer sur l’exécution de Peter Stumpp, 1589
- Wikimedia Commons – frontispice du pamphlet anglais de 1590
- Rijksmuseum – représentation historique de Bedburg pendant la guerre de Cologne
- Powerwolf – 1589, morceau consacré à Peter Stumpp
Mythe et sorcellerie aussi, découvrez également le Nábrók ou Necropants, le pantalon de peau humaine des sorciers islandais.



