James Corbett est un artiste australien qui réalise des sculptures en recyclage de métaux à partir de pièces automobiles. Bougies, pignons, chaînes, radiateurs, roues, ressorts, clés, phares ou fragments de moteurs quittent la casse pour devenir animaux, motos, voitures de course ou personnages.
Installé en Australie, il a commencé à créer ses sculptures à la fin des années 1990, alors qu’il travaillait dans une entreprise de recyclage automobile à Brisbane. Autrement dit, il avait la matière première sous la main : il ne restait plus qu’à regarder une vieille pièce de voiture et y voir autre chose qu’une facture de garagiste.
À retenir :
James Corbett est un sculpteur australien spécialisé dans les pièces automobiles recyclées.
Il utilise des éléments issus de vieilles voitures, motos et autres machines.
Ses sculptures représentent notamment des animaux, des pilotes, des motos, des voitures et des scènes mécaniques.
Son travail repose sur la capacité à repérer, dans une pièce usée, une patte, une aile, un museau, une roue ou un mouvement.
De la casse automobile à la sculpture
Le travail de James Corbett commence avec des pièces qui ont déjà eu une première vie. Certaines viennent de voitures anciennes, d’autres de moteurs, de motos ou de machines diverses. Au lieu de les fondre ou de les jeter, il les assemble pour créer des formes nouvelles.
Une bougie peut devenir une plume, un pignon peut suggérer une articulation, une chaîne peut former une ligne de mouvement. La pièce reste reconnaissable, mais elle change de rôle. C’est précisément ce qui donne du charme à ces sculptures : la ferraille ne disparaît pas, elle se réincarne.
Cette idée de transformer une mécanique ancienne en image se retrouve aussi chez Jeremy Mayer, qui transforme des machines à écrire en oiseaux. Dans les deux cas, l’objet technique devient presque organique.
Des animaux, des motos et des bolides en métal recyclé
James Corbett ne se limite pas à un seul type de sujet. Ses œuvres peuvent représenter un chien, un coq, un hérisson, un pilote, une voiture de course ou une moto. Ce choix colle assez bien à son matériau : la pièce automobile porte déjà en elle une idée de vitesse, de mécanique et d’énergie.
Ses motos et voitures ont une logique évidente : elles naissent de fragments de véhicules. Mais ses animaux sont peut-être encore plus amusants à regarder, car le décalage est plus fort. Une vieille pièce de moteur devient un museau. Une courbe métallique devient un dos. Une chaîne devient une queue. La casse auto se met soudain à remuer les oreilles.
Dans un autre registre de récupération automobile, Ptolemy Elrington transforme des enjoliveurs en sculptures d’animaux. Chez Corbett, le matériau est souvent plus lourd, plus mécanique, plus proche de la vieille pièce de moteur que de l’enjoliveur tombé au bord de la route.
Un art de l’assemblage précis
L’intérêt du travail de James Corbett tient aussi à la précision de l’assemblage. Il ne s’agit pas seulement d’empiler de la ferraille jusqu’à obtenir vaguement une silhouette. Chaque élément doit trouver sa place, avec une fonction visuelle claire.
Cette recherche de la bonne pièce rappelle les assemblages de pièces métalliques de Brian Mock, autre artiste qui sait transformer des fragments de métal en formes lisibles. La différence, ici, vient surtout de l’univers automobile très marqué de Corbett.
Les sculptures fonctionnent en deux temps : on reconnaît d’abord le sujet, puis on cherche les pièces utilisées. C’est là que le regard s’amuse. Un animal en métal n’est plus seulement un animal : c’est aussi une petite enquête mécanique.
Quelques sculptures en recyclage de métaux par James Corbett
Voici quelques sculptures en recyclage de métaux par James Corbett :
Toutes les images : crédits James Corbett.
Quand les pièces mécaniques changent de destin
Les sculptures de James Corbett montrent qu’une pièce automobile peut avoir une seconde vie beaucoup plus expressive que prévu. Elle a roulé, chauffé, vibré, peut-être cassé, puis elle devient une oreille, une aile, une roue stylisée ou une patte.
Dans une approche plus hybride, Keita Miyazaki associe pièces de voiture et papier pour créer des formes presque florales, entre mécanique et explosion colorée. James Corbett reste plus proche du garage, mais avec une vraie poésie de la ferraille.
Et pour un autre usage du métal récupéré dans le portrait, voir aussi les visages en bouts de métaux recyclés de Matt Small. La matière change, le principe reste proche : faire parler ce qui semblait bon pour la casse.
Sources pour aller plus loin
• James Corbett — site officiel du sculpteur australien spécialisé dans les pièces automobiles
• James Corbett — biographie officielle, débuts dans le recyclage automobile à Brisbane
• James Corbett — galerie officielle de sculptures en pièces automobiles
• Street Muscle Magazine — entretien avec James Corbett, sculpteur de pièces automobiles



















