Ils ont le pelage blanc, des plumes presque immaculées, une peau rosée ou des yeux d’une couleur inhabituelle. Les animaux albinos possèdent une particularité génétique qui peut leur donner une apparence spectaculaire. Dans la nature, pourtant, ce manque de pigmentation ne leur facilite pas toujours l’existence.
Du gorille Flocon de Neige à l’alligator blanc, en passant par un axolotl, un kangourou et même une chauve-souris repérée parmi des milliers de ses congénères, voici 30 animaux albinos rares et étonnants en photos. Avec quelques intrus volontairement conservés pour comprendre pourquoi un animal blanc n’est pas nécessairement albinos.
À retenir
- L’albinisme est une particularité génétique qui réduit ou empêche la production de mélanine, un pigment notamment présent dans la peau, les poils, les plumes et les yeux.
- Les animaux albinos peuvent présenter une peau très claire, des yeux rosés ou rougeâtres et, selon les espèces, une sensibilité accrue au soleil.
- Un animal blanc n’est pas forcément albinos : le leucisme et d’autres variations génétiques peuvent produire des colorations similaires.
- Le manque de pigmentation peut compliquer le camouflage et s’accompagner de troubles visuels, mais ses conséquences varient fortement selon les espèces et les individus.
- La galerie présente des cas d’albinisme documentés, des animaux décrits comme albinos par leurs photographes et quelques exemples de coloration blanche à ne pas confondre avec cette particularité.
Qu’est-ce que l’albinisme chez les animaux ?
L’albinisme est un ensemble de particularités génétiques affectant la production de mélanine. Ce pigment contribue notamment à la coloration de la peau, des poils, des plumes et de certaines structures oculaires.
Lorsqu’un animal ne produit pas suffisamment de mélanine, il peut présenter une coloration exceptionnellement claire. Chez certaines espèces, ses yeux paraissent rouges ou roses, car la pigmentation réduite laisse davantage apparaître les structures vasculaires.
Mais tous les albinos n’ont pas les yeux rouges. Selon le type d’albinisme, la pigmentation résiduelle peut être plus ou moins importante.
Il faut également distinguer l’albinisme du leucisme, qui peut produire un plumage ou un pelage entièrement blanc tout en conservant des yeux normalement pigmentés.
À l’opposé, le mélanisme correspond à une pigmentation anormalement sombre, comme on peut l’observer chez certains écureuils au pelage noir.
Et les anomalies pigmentaires ne donnent pas toujours du blanc. Au Costa Rica, un étonnant requin nourrice orange a été décrit comme présentant une combinaison d’albinisme et de xanthochromisme, phénomène associé à une coloration jaune inhabituelle.
La nature dispose décidément d’une palette de couleurs assez étendue, même lorsqu’un pigment vient à manquer.
30 animaux albinos et animaux blancs extraordinaires
1. Une tortue albinos
Une tortue présentée comme albinos. Crédit photo Cyndi and Dave (CC BY 2.0).
Chez les tortues, la dépigmentation peut toucher aussi bien la peau que les écailles et la carapace. Leur blancheur attire les regards, mais ne constitue pas forcément un avantage lorsqu’il faut passer inaperçu.
Un événement particulièrement rare s’est produit en Suisse avec la naissance d’une tortue géante des Galápagos albinos au Tropiquarium de Servion.
2. Un zèbre doré, presque albinos
Un zèbre doré aux rayures inhabituellement pâles. Crédit photo John Schroedel (CC BY 2.0).
Ce zèbre possède toujours des rayures, mais celles-ci sont blondes ou brun clair plutôt que noires. Il est généralement décrit comme présentant un amélanisme, une diminution de la pigmentation sombre.
Le code-barres de la savane semble avoir été imprimé avec une cartouche presque vide. Ce n’est toutefois pas une preuve d’albinisme complet.
3. Un lion blanc
Un lion blanc, qui n’est pas nécessairement albinos. Source PxHere (image déclarée dans le domaine public).
Le lion blanc est l’un des exemples les plus connus d’animal clair que l’on prend à tort pour un albinos. Sa coloration provient généralement d’une variation génétique associée au leucisme.
Contrairement à un lion présentant un albinisme marqué, il conserve notamment une pigmentation visible au niveau des yeux.
Le roi de la savane peut donc porter une crinière couleur crème sans avoir perdu toute sa mélanine.
4. Un paon blanc
Un paon blanc faisant la roue. Source PxHere (image déclarée dans le domaine public).
Avec sa roue entièrement blanche, ce paon ressemble à une sculpture vivante.
Pourtant, les paons blancs élevés en captivité ne sont généralement pas albinos. Leur coloration résulte d’une variation génétique particulière.
La différence ne l’empêche pas de faire son numéro : même sans couleurs irisées, le spectacle reste remarquable.
5. Un renne blanc photographié en Suède
Un renne blanc parmi ses congénères dans le Jämtland, en Suède. Crédit photo oskarlin (CC BY-SA 2.0).
Un renne entièrement blanc se remarque immédiatement au sein d’un troupeau plus sombre. La photographie est présentée comme celle d’un individu albinos, même si elle ne permet pas à elle seule de déterminer précisément la cause génétique de sa coloration.
Dans les paysages enneigés, il lui arrive néanmoins de bénéficier d’un camouflage plutôt efficace.
6. Une lionne blanche
Un jeune lion blanc, photographié dans la région du parc Kruger. Crédit photo Wilfred Klein (CC BY-SA 3.0).
Voici un autre lion blanc, dont la coloration claire ne doit pas être confondue avec l’albinisme classique.
Les lions blancs peuvent posséder une pigmentation crème ou blonde et des yeux normalement colorés. Leur apparence rare ne fait pas d’eux une espèce différente du lion d’Afrique.
7. Un rat albinos aux yeux roses
Un rat domestique albinos. Crédit photo Inge Habex (CC BY-SA 3.0).
Le rat albinos est un exemple classique d’albinisme chez les mammifères. Son pelage blanc et ses yeux rosés permettent de bien observer la faible pigmentation de son organisme.
Il est notamment connu dans le monde de la recherche scientifique, où des lignées de rats albinos sont élevées depuis longtemps.
Moins majestueux qu’un lion, certes, mais nettement plus démonstratif pour expliquer l’albinisme.
8. Un alligator albinos
Un alligator présenté comme albinos. Crédit photo Lisa Williams (CC BY 2.0).
Un alligator albinos peut présenter une peau d’un blanc presque uniforme et des yeux très clairs.
Pour un prédateur qui passe normalement une grande partie de son temps dissimulé dans les eaux troubles, une telle coloration n’est pas particulièrement discrète.
Dans un marécage, il est difficile de passer pour une branche flottante quand on ressemble à une sculpture en porcelaine.
9. Un baleineau partiellement dépigmenté
Un baleineau franc austral présentant une dépigmentation partielle. Crédit photo Fernanda Cabral Jeronimo (CC BY-SA 4.0).
Même les grands cétacés peuvent présenter des colorations exceptionnellement claires.
Ce baleineau franc austral a été photographié avec une dépigmentation partielle. Il ne faut donc pas le décrire comme une baleine entièrement albinos.
Chez ces géants marins, une coloration blanche ou partiellement blanche peut résulter de plusieurs particularités pigmentaires. La seule photographie ne suffit pas toujours à identifier le mécanisme exact.
10. Un hérisson albinos
Un hérisson albinos. Crédit photo Dunpharlain (CC BY-SA 4.0).
Le hérisson albinos conserve ses milliers de piquants, mais ceux-ci peuvent être presque entièrement blancs.
Sa coloration ne change pas son principal moyen de défense : lorsqu’il se sent menacé, il se roule en boule.
Une petite boule de neige hérissée de piquants, en somme.
11. Un axolotl albinos
Un axolotl albinos, photographié à l’aquarium de Touraine. Crédit photo Bernard Dupont (CC BY-SA 2.0).
L’axolotl est une salamandre aquatique originaire du Mexique, célèbre pour sa capacité à régénérer des membres et certaines parties de ses organes.
En captivité, il existe des axolotls albinos, mais aussi des individus leucistiques, dont la peau est rose pâle et les yeux généralement noirs.
Ces différentes colorations sont expliquées dans notre article consacré à l’axolotl, l’étonnante salamandre mexicaine.
Avec ses branchies en forme de petites plumes, l’animal ressemble déjà à une créature imaginaire. Sa version dépigmentée n’arrange rien à cette impression.
12. Un daim blanc
Un daim blanc. Crédit photo Amy Bayer (CC BY-ND 2.0.
Chez les daims, une robe blanche peut résulter d’une variation de coloration différente de l’albinisme.
La blancheur de cet individu ne suffit donc pas à confirmer qu’il est albinos. Il faudrait notamment disposer d’informations sur ses yeux et son type de pigmentation.
Il n’en reste pas moins qu’un daim blanc surgissant entre les arbres possède un petit côté apparition féerique.
13. Flocon de Neige, le gorille albinos de Barcelone
Flocon de Neige, le célèbre gorille albinos du zoo de Barcelone. Crédit photo Ettore Balocchi (CC BY 2.0).
Le gorille Flocon de Neige, appelé Copito de Nieve en espagnol, est l’un des animaux albinos les plus célèbres de l’histoire.
Découvert en Guinée équatoriale en 1966, il a vécu au zoo de Barcelone jusqu’à sa mort en 2003.
Il était atteint d’albinisme oculocutané, une forme qui affecte la pigmentation de la peau, des poils et des yeux.
Son visage clair et son regard inhabituel ont fait de lui une véritable célébrité internationale.
14. Un manchot blanc
Un manchot à la coloration très claire. Crédit photo Andrew Butko (CC BY-SA 3.0).
Les manchots possèdent habituellement un plumage contrasté, sombre sur le dos et clair sur le ventre.
Certains présentent néanmoins une pigmentation réduite qui modifie cet aspect caractéristique.
La photo est décrite comme celle d’un individu albinos, mais seule une étude de sa pigmentation permettrait d’en préciser la nature.
Un manchot en smoking blanc reste en tout cas nettement moins classique que ses congénères.
15. Un kangourou albinos en liberté
Un kangourou blanc photographié en milieu naturel. Crédit photo Kate Branch (CC BY-SA 4.0).
Les kangourous albinos ou leucistiques se distinguent fortement des individus dont le pelage est normalement brun ou gris.
Cette coloration peut être particulièrement visible dans les paysages australiens, où le camouflage joue pourtant un rôle important.
Le kangourou conserve heureusement un moyen de déplacement efficace pour prendre ses distances avec un danger : ses puissantes pattes arrière.
16. Une chauve-souris albinos parmi des milliers d’autres
Une chauve-souris albinos à queue libre du Mexique, photographiée à la sortie de Bracken Cave, au Texas. Crédit photo Ann Froschauer / U.S. Fish and Wildlife Service (CC BY 2.0).
Sur cette photographie prise à Bracken Cave, au Texas, une chauve-souris albinos se distingue parmi les milliers d’individus sombres qui quittent leur refuge.
Il s’agit d’une chauve-souris à queue libre du Mexique, Tadarida brasiliensis.
Sa coloration blanche constitue une exception pour cette espèce.
Mais toutes les chauves-souris blanches ne sont pas albinos. En Amérique centrale, la petite chauve-souris blanche du Honduras, Ectophylla alba, possède naturellement un pelage blanc et dort sous des feuilles transformées en abris.
17. Un moqueur albinos
Un moqueur albinos, un oiseau normalement connu pour son plumage gris ou brun. Crédit photo Glenn E. Wilson (CC BY 2.0).
Les moqueurs sont notamment connus pour leurs remarquables capacités vocales : certaines espèces peuvent imiter les chants d’autres oiseaux et différents sons de leur environnement.
Chez cet individu présenté comme albinos, le plumage blanc tranche avec la coloration habituelle de ces oiseaux. Un changement de tenue qui ne l’empêche pas de donner de la voix !
18. Un python albinos
Un python albinos photographié au parc des serpents de Guindy, à Chennai, en Inde. Crédit photo Yercaud-elango (CC BY 4.0).
Chez les serpents, l’albinisme ne donne pas toujours un animal entièrement blanc.
Les pigments jaunes, rouges et orangés peuvent subsister, produisant des motifs très différents de ceux des individus normalement colorés.
Ce python en est une bonne illustration : son apparence spectaculaire ne repose pas uniquement sur une absence de couleur, mais sur la disparition de certains pigments.
19. Un raton laveur blanc
Un raton laveur blanc. Crédit photo marcelkessler / Pixabay.
Le raton laveur est connu pour son masque sombre autour des yeux et sa queue annelée.
Chez un individu blanc, ces marques caractéristiques peuvent devenir beaucoup moins visibles.
Résultat : le petit cambrioleur masqué des forêts a oublié son déguisement.
L’image seule ne permet toutefois pas de confirmer la forme exacte de dépigmentation.
20. Un émeu blanc
Un émeu blanc photographié au zoo d’Eskişehir, en Turquie. Crédit photo Zemxer (CC BY-SA 4.0).
Ce grand oiseau australien, incapable de voler, possède normalement un plumage brun qui lui permet de se fondre dans les paysages.
Cet individu blanc, photographié en Turquie, est présenté comme albinos par son photographe. Sa couleur est indéniablement exceptionnelle, même si le type exact de dépigmentation n’est pas scientifiquement établi.
Difficile de passer inaperçu lorsqu’on mesure près de deux mètres et qu’on porte une tenue entièrement blanche.
21. Un écureuil albinos
Un écureuil gris albinos. Crédit photo Hardyplants (domaine public déclaré).
Un écureuil albinos peut présenter un pelage blanc et des yeux très clairs, ce qui le distingue facilement des individus gris ou roux.
Son apparence n’a rien à voir avec celle des écureuils mélaniques, dont le pelage est au contraire presque entièrement noir.
Les deux variations sont spectaculaires, mais elles résultent de mécanismes biologiques différents.
22. Un tigre blanc, mais pas albinos
Un tigre blanc aux rayures foncées. Source Pixabay.
Le tigre blanc est souvent décrit comme albinos, mais cette appellation est incorrecte.
Il conserve des rayures sombres et une pigmentation visible. Sa coloration a notamment été associée à une mutation du gène SLC45A2, impliqué dans les mécanismes de pigmentation.
Un véritable tigre albinos ne présenterait pas nécessairement le même aspect.
La nature a changé la couleur du manteau, mais n’a pas effacé les rayures.
23. Un corbeau blanc
Un jeune corvidé blanc photographié avec un adulte normalement coloré. Crédit photo Bjørn Christian Tørrissen (CC BY-SA 3.0).
Un corbeau entièrement blanc semble presque contradictoire avec l’image habituelle de cet oiseau noir.
Pourtant, certaines anomalies de pigmentation peuvent produire des individus au plumage très clair.
Là encore, il faut distinguer albinisme et leucisme : tous les oiseaux blancs ne présentent pas une absence de mélanine dans les yeux.
24. Un cerf blanc
Un cervidé blanc. Crédit photo David Dixon (CC BY-SA 2.0).
Depuis longtemps, les cerfs blancs occupent une place importante dans les légendes et les traditions européennes.
Mais leur pelage clair n’est pas une preuve d’albinisme. Certains individus possèdent une variation de pigmentation tout en conservant des yeux foncés.
Dans une forêt sombre, un cerf blanc reste malgré tout une apparition difficile à oublier.
25. Un élan blanc
Un élan blanc, à la pigmentation inhabituelle. Crédit photo Lasse Dybdahl (CC BY-SA 4.0).
En Scandinavie, des élans blancs ont été observés et photographiés dans la nature.
Leur pelage exceptionnellement clair peut résulter d’une particularité génétique affectant la pigmentation, sans correspondre nécessairement à un albinisme complet.
Quand on mesure près de deux mètres au garrot, le camouflage n’est déjà pas simple. Une robe blanche peut rendre l’exercice encore plus compliqué.
26. Un dauphin de Risso albinos
Un dauphin de Risso présenté comme albinos, photographié dans la baie de Monterey, en Californie. Crédit photo Douglas Croft / National Marine Sanctuaries (droits de réutilisation à confirmer avant publication).
Les dauphins de Risso possèdent généralement une coloration grise qui s’éclaircit souvent avec l’âge et les nombreuses cicatrices laissées par les interactions entre individus.
Le dauphin photographié dans la baie de Monterey a toutefois été présenté comme un cas d’albinisme.
Il ne faut donc pas confondre un dauphin de Risso naturellement devenu très clair en vieillissant et un individu présentant réellement une anomalie génétique de pigmentation.
27. Un ragondin albinos
Un ragondin albinos accompagné de ses petits. Crédit photo InGenTech (domaine public déclaré).
Le ragondin est normalement reconnaissable à son épais pelage brun et à ses grandes incisives orangées.
Chez cet individu albinos, le pelage est presque entièrement blanc.
Cela lui donne un aspect beaucoup plus doux, même si son équipement de gros rongeur semi-aquatique reste parfaitement fonctionnel.
28. Un babouin albinos
Un babouin albinos au pelage exceptionnellement clair. Crédit photo Brian Ralphs (CC BY 2.0).
Les babouins possèdent généralement un pelage brun, gris ou jaunâtre, selon les espèces. Chez un individu albinos, la diminution de mélanine peut rendre les poils et la peau beaucoup plus clairs.
Avec son visage inhabituel et son regard expressif, ce babouin ne risque pas de passer inaperçu au milieu de sa troupe.
29. Un koala albinos
Un koala blanc présenté comme albinos. Source PublicDomainPictures (domaine public déclaré).
Le koala possède habituellement une fourrure grise, particulièrement dense, qui le protège des variations de température.
Un individu blanc est une rareté visuelle, même si la photographie ne permet pas de confirmer à elle seule le mécanisme génétique responsable.
Accroché à son eucalyptus, il ressemble à une petite peluche dont on aurait oublié de colorier la fourrure.
30. Un jeune éléphant à la pigmentation très claire
Un jeune éléphant à la peau exceptionnellement claire photographié dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud. Crédit photo Yathin S. Krishnappa (CC BY-SA 3.0).
Chez les éléphants, une importante dépigmentation peut donner à la peau une teinte rosée, très différente du gris habituel.
Cette coloration peut attirer l’attention, mais la lumière solaire représente également une contrainte pour une peau moins protégée par les pigments.
Et contrairement à la célèbre expression « éléphant blanc », il ne s’agit pas ici d’une créature légendaire, mais bien d’un animal réel.
Les animaux albinos ont-ils plus de difficultés à survivre ?
La coloration exceptionnelle des animaux albinos peut avoir plusieurs conséquences, mais celles-ci ne sont pas identiques chez toutes les espèces.
Chez de nombreux vertébrés, la mélanine joue un rôle dans le développement et le fonctionnement des yeux. Certaines formes d’albinisme peuvent ainsi s’accompagner de problèmes visuels, notamment d’une sensibilité accrue à la lumière.
La diminution de pigmentation peut aussi rendre la peau plus sensible aux rayonnements ultraviolets.
Enfin, un animal blanc peut être plus visible pour ses prédateurs ou pour ses proies, particulièrement lorsque son environnement est normalement sombre.
Ces difficultés ne doivent toutefois pas être généralisées. Un animal albinos peut vivre longtemps, notamment si son environnement est favorable ou s’il reçoit des soins adaptés en captivité.
Dans la nature, tout dépend de l’espèce, de son habitat, de son comportement et des particularités de l’individu.
Pourquoi un animal blanc n’est-il pas forcément albinos ?
C’est l’une des confusions les plus fréquentes.
L’albinisme affecte la production de mélanine. Le leucisme peut, lui, entraîner l’absence ou la diminution de cellules pigmentaires dans certaines parties du corps, sans nécessairement toucher les yeux.
D’autres mutations influencent seulement certains pigments ou leur répartition.
Un lion blanc, un paon blanc ou un tigre blanc peuvent donc présenter une robe spectaculaire sans correspondre à la définition classique de l’albinisme.
Certaines espèces, enfin, possèdent naturellement une robe ou un plumage blanc : c’est par exemple le cas d’animaux adaptés aux régions enneigées.
Même le règne végétal présente des curiosités comparables. En Californie, certains séquoias albinos possèdent des aiguilles blanches dépourvues de chlorophylle et survivent grâce à leurs connexions avec d’autres arbres. Le mécanisme biologique est différent de l’albinisme animal, puisque les plantes ne produisent pas de mélanine pour assurer leur photosynthèse.
FAQ : l’albinisme chez les animaux
Les animaux albinos ont-ils toujours les yeux rouges ?
Non. Les yeux roses ou rougeâtres sont fréquents dans certaines formes d’albinisme, mais il peut subsister une pigmentation donnant des yeux bleus, gris ou d’autres teintes claires.
La couleur des yeux ne permet donc pas, à elle seule, de poser un diagnostic définitif.
L’albinisme est-il rare chez les animaux ?
Il est généralement peu fréquent, mais sa fréquence dépend fortement de l’espèce et de la population étudiée.
Certaines mutations sont maintenues dans des lignées d’animaux domestiques ou élevés en captivité, où elles peuvent être beaucoup plus fréquentes qu’en milieu naturel.
Les insectes peuvent-ils être albinos ?
Les insectes peuvent présenter des anomalies de pigmentation, mais leurs couleurs sont produites par des mécanismes parfois très différents de ceux des mammifères.
Un insecte entièrement blanc n’est donc pas nécessairement albinos. Chez certains arthropodes, une coloration très pâle est également normale juste après une mue, avant que la nouvelle cuticule ne durcisse et ne fonce.
Existe-t-il des animaux albinos célèbres ?
Oui. Le gorille Flocon de Neige, qui a vécu au zoo de Barcelone, reste l’un des exemples les mieux connus.
En Chine, des caméras automatiques ont aussi permis d’observer un très rare panda géant albinos dans les montagnes du Sichuan, loin des animaux habituellement reconnaissables à leurs taches noires.
Un animal albinos peut-il transmettre cette particularité à ses petits ?
Oui, car l’albinisme est d’origine génétique. Ses modalités de transmission varient néanmoins selon les mutations et les espèces.
Dans certaines formes récessives, les deux parents peuvent porter une mutation sans présenter eux-mêmes les signes visibles de l’albinisme.
Une nature qui réserve bien des surprises
L’albinisme transforme parfois radicalement l’apparence d’un animal, mais la blancheur ne raconte pas toujours la même histoire génétique.
Entre les véritables albinos, les individus leucistiques et les variations de coloration plus inhabituelles, chaque animal possède une particularité qui mérite d’être comprise.
Et si certains semblent avoir été oubliés lors de la séance de coloriage, ils rappellent surtout à quel point les mécanismes de pigmentation du monde vivant sont variés.
Sources pour aller plus loin
- MedlinePlus Genetics — Oculocutaneous albinism : mécanismes génétiques de l’albinisme et conséquences sur la pigmentation et la vision.
- NCBI Bookshelf — Albinism : description médicale et génétique de l’albinisme.
- U.S. Fish and Wildlife Service : ressources photographiques et naturalistes, notamment sur les espèces sauvages américaines.






























