Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the health-check domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home/toutrien/www/wp-includes/functions.php on line 6260
Arche de Darwin : son effondrement et les piliers restants
Aller au contenu

L’arche de Darwin après son effondrement : les « Piliers de l’évolution »


Deprecated: advanced-ads-output-final est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez advanced-ads-ad-output à la place. Use advanced-ads-ad-output instead. in /home/toutrien/www/wp-includes/functions.php on line 6260

Deprecated: advanced-ads-output-final est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez advanced-ads-ad-output à la place. Use advanced-ads-ad-output instead. in /home/toutrien/www/wp-includes/functions.php on line 6260

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Warning: Attempt to read property "length" on false in /home/toutrien/www/wp-content/plugins/advanced-ads/includes/class-content-injector.php on line 401

Deprecated: advanced-ads-output-final est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez advanced-ads-ad-output à la place. Use advanced-ads-ad-output instead. in /home/toutrien/www/wp-includes/functions.php on line 6260

Deprecated: advanced-ads-output-final est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez advanced-ads-ad-output à la place. Use advanced-ads-ad-output instead. in /home/toutrien/www/wp-includes/functions.php on line 6260

Pendant des décennies, l’arche de Darwin formait un spectaculaire pont naturel de roche au large de l’île Darwin, tout au nord de l’archipel des Galápagos. Le 17 mai 2021, sa partie supérieure s’est effondrée dans l’océan sous l’effet de l’érosion, ne laissant debout que deux imposantes colonnes rocheuses.

L’endroit n’a pourtant rien perdu de son intérêt. Les deux piliers sont toujours là, au milieu d’un des secteurs marins les plus riches des Galápagos, et sont parfois surnommés les « Piliers de l’évolution » ou Darwin’s Pillars. Le changement est surtout spectaculaire lorsqu’on compare les photographies prises avant 2021 avec l’aspect actuel du site.

Arche de Darwin aux Galápagos avant son effondrement en 2021
L’arche de Darwin avant son effondrement, photographiée en 2003. Crédit photo refractor (CC BY 2.0).

À retenir

  • L’arche de Darwin se trouvait à moins d’un kilomètre au sud-est de l’île Darwin, dans l’extrême nord des Galápagos.
  • Sa partie supérieure s’est effondrée le 17 mai 2021, à la suite d’un processus naturel d’érosion.
  • L’arche mesurait environ 43 mètres de haut, 70 mètres de long et 23 mètres de large.
  • Deux piliers sont toujours debout et sont parfois désignés comme les « Piliers de l’évolution » ou Darwin’s Pillars.
  • Charles Darwin n’a jamais visité l’île qui porte aujourd’hui son nom.
  • Le secteur reste un site majeur pour la plongée et l’observation des requins-marteaux et des requins-baleines.

L’arche de Darwin s’est effondrée le 17 mai 2021

Le changement s’est produit brutalement. Le 17 mai 2021, des plongeurs présents dans le secteur ont vu la partie horizontale de l’arche s’effondrer dans le Pacifique. Les autorités environnementales équatoriennes ont rapidement indiqué que cet événement était la conséquence de l’érosion naturelle.

Il ne s’agissait donc ni d’un séisme spectaculaire ni d’une intervention humaine. La roche avait simplement atteint le dernier chapitre d’un processus qui travaillait la formation depuis très longtemps.

Avant son effondrement, l’arche atteignait environ 43 mètres de hauteur pour 70 mètres de longueur et 23 mètres de largeur. Elle se trouvait à moins d’un kilomètre de l’île Darwin, petite terre volcanique inhabitée située dans la partie la plus septentrionale de l’archipel.

L’événement rappelle que les arches naturelles sont des paysages provisoires à l’échelle géologique. À Cabo San Lucas, au Mexique, la célèbre arche El Arco subit elle aussi en permanence l’action de l’océan. Une arche de pierre paraît immuable à notre échelle ; pour les vagues, c’est surtout un chantier qui prend son temps.

Que reste-t-il aujourd’hui de l’arche de Darwin ?

La disparition du sommet n’a pas entraîné celle de toute la formation. Les deux énormes piles qui soutenaient autrefois l’arche sont toujours dressées au-dessus de l’eau.

Une photographie réalisée en janvier 2024 permet de voir très clairement leur aspect actuel : à l’endroit où se trouvait auparavant le pont rocheux, le ciel apparaît désormais entre les deux colonnes.

Les deux piliers restant de l’arche de Darwin aux Galápagos après son effondrement


Les deux piliers restant de l’ancienne arche de Darwin, photographiés depuis l’eau en janvier 2024. Crédit photo Scopoli (CC BY 4.0).

Le terme « Piliers de l’évolution » a circulé après l’effondrement, notamment dans le milieu touristique et celui de la plongée. Il ne faut toutefois pas le présenter comme un nouveau nom administratif officiel. Des organismes de conservation emploient également l’appellation plus sobre Darwin’s Pillars, les piliers de Darwin.

Le surnom peut d’ailleurs rappeler les célèbres Piliers de la Création photographiés dans la nébuleuse de l’Aigle. La ressemblance s’arrête au vocabulaire : aux Galápagos, il s’agit de deux masses de roche volcanique sculptées par l’érosion, et non d’immenses colonnes de gaz et de poussière interstellaires.

Quelle que soit l’étiquette retenue, la comparaison avant/après illustre parfaitement le devenir classique d’une arche marine : lorsque son toit disparaît, les parties rocheuses les plus résistantes peuvent subsister sous forme de piliers isolés, ou stacks.

Comment l’érosion a créé puis détruit l’arche

L’arche de Darwin appartenait au même ensemble volcanique que l’île voisine. Les Galápagos sont un archipel géologiquement très actif où volcanisme, mouvements tectoniques et érosion transforment encore aujourd’hui les paysages.

L’UNESCO souligne d’ailleurs que ces processus géologiques et géomorphologiques toujours en cours font partie de l’intérêt exceptionnel de l’archipel.

Dans le cas d’une arche marine, les vagues, l’altération et l’érosion exploitent progressivement les fissures et les zones les moins résistantes de la roche. Une cavité peut s’agrandir jusqu’à traverser complètement une masse rocheuse et former une arche.

Mais l’érosion ne s’arrête évidemment pas une fois le décor devenu photogénique.

En continuant à attaquer la roche, elle fragilise le toit de l’arche jusqu’à ce que celui-ci ne puisse plus supporter son propre poids. L’effondrement de 2021 représente donc la suite logique du processus qui avait auparavant contribué à façonner la formation.

Les arches des Archway Islands de Wharariki Beach, en Nouvelle-Zélande, connaîtront elles aussi cette évolution à très long terme. Même les plus beaux décors disposent rarement d’une garantie constructeur géologique.

Pourquoi porte-t-elle le nom de Charles Darwin ?

L’île et l’arche rendent hommage au naturaliste britannique Charles Darwin, dont le séjour aux Galápagos a profondément marqué l’histoire des sciences.

Le HMS Beagle est arrivé dans l’archipel le 15 septembre 1835. Darwin y a passé environ cinq semaines, visitant notamment San Cristóbal, Floreana, Isabela et Santiago et collectant de nombreux spécimens et observations.

Ces travaux ont ensuite contribué au développement de sa réflexion sur l’évolution et la sélection naturelle. L’UNESCO décrit d’ailleurs les Galápagos comme un véritable « musée vivant et une vitrine de l’évolution ».

Il y a néanmoins une petite ironie géographique : Charles Darwin n’a jamais visité l’île Darwin.

Cette île isolée, située à quelque 160 kilomètres au nord-ouest d’Isabela, est l’une des terres les plus éloignées du reste de l’archipel. Selon Galápagos Conservancy, la première visite terrestre connue n’a eu lieu qu’en 1964, grâce à un hélicoptère.

Le naturaliste a donc donné son nom, bien après sa mort, à une île sur laquelle il n’a jamais posé une botte.

Un haut lieu pour les requins-marteaux et les requins-baleines

Si la partie supérieure de l’arche a disparu, ce qui se passe sous la surface reste beaucoup plus animé.

Darwin et l’île voisine de Wolf se trouvent dans une zone où différents courants océaniques favorisent une biodiversité marine exceptionnelle. De grands bancs de requins-marteaux halicornes y sont régulièrement observés, ainsi que des requins des Galápagos, des raies manta, des tortues vertes, des dauphins et de nombreux poissons pélagiques.

Le secteur est également célèbre pour les requins-baleines, particulièrement observés pendant une partie de l’année.

L’ancien article indiquait que Darwin jouait un rôle dans leur reproduction. Les recherches réalisées depuis permettent d’être beaucoup plus précis : les données de suivi montrent surtout que Darwin constitue un site de passage important.

Le Galapagos Whale Shark Project a constaté que les individus observés ne restent généralement pas sur place pendant toute la saison. Beaucoup traversent le secteur puis repartent dans le Pacifique avant, pour certains, de revenir ultérieurement près de Darwin.

En juillet 2025, le parc national des Galápagos a encore annoncé l’identification de 12 nouveaux requins-baleines lors d’une expédition scientifique dans le secteur de Darwin, portant alors à 758 le nombre d’individus enregistrés dans la réserve marine depuis 2001.

L’arche rocheuse n’existe donc plus, mais le carrefour biologique, lui, est toujours bien fréquenté.

Peut-on visiter les Piliers de l’évolution ?

L’île Darwin n’est pas un site touristique terrestre : il n’existe aucun site de visite permettant d’y débarquer. L’île est inhabitée et principalement occupée par des oiseaux marins.

Le secteur est surtout connu des plongeurs expérimentés. Darwin et Wolf sont très éloignées des îles centrales et sont généralement intégrées à des croisières de plongée spécialisées de plusieurs jours.

Ce n’est pas non plus un site recommandé pour découvrir la bouteille pour la première fois. Les courants peuvent être puissants, la mer agitée et les plongées se déroulent dans un environnement océanique exposé. Le Galapagos Conservation Trust recommande clairement une solide expérience de plongée pour les expéditions jusqu’à Darwin.

L’effondrement de l’arche n’a donc pas supprimé le principal intérêt du site : il se trouve depuis toujours surtout sous l’eau.

Pour ceux qui préfèrent les arches accessibles à pied, Devil’s Bridge à Sedona offre une expérience radicalement différente : là-bas, lorsque le secteur est ouvert, on peut même rejoindre le sommet du pont naturel. À Darwin, mieux vaut prévoir palmes, détendeur et quelques milliers de kilomètres de voyage.

Sources pour aller plus loin

Partager/Envoyer à une IA pour résumer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *