Le perroquet Dracula porte très bien son surnom. Avec son plumage noir, gris et rouge vif, son bec puissant et sa tête partiellement nue, il semble avoir été dessiné pour une affiche gothique. Pourtant, ce perroquet ne suce pas le sang, ne dort pas dans un cercueil et ne hante pas les châteaux de Transylvanie : il préfère les forêts de Nouvelle-Guinée et les fruits bien mûrs.
Son vrai nom est le perroquet de Pesquet, ou Psittrichas fulgidus. On l’appelle aussi parfois perroquet vampire ou Dracula parrot, des surnoms beaucoup plus dramatiques que son régime alimentaire essentiellement frugivore. En clair : beaucoup de cape noire, mais plutôt buffet de figues que banquet de vampires.
Crédits photo: Greg Hume (CC BY-SA 3.0)
À retenir
- Le perroquet Dracula est le surnom du perroquet de Pesquet, une espèce endémique de Nouvelle-Guinée.
- Son nom scientifique est Psittrichas fulgidus.
- Il mesure environ 46 à 50 cm pour un poids généralement compris entre 600 et 800 g.
- Son plumage noir, gris et rouge lui donne une allure spectaculaire, mais il se nourrit surtout de fruits, notamment de figues.
- L’espèce est classée vulnérable, notamment à cause de la chasse pour ses plumes et de la dégradation de son habitat.
Pourquoi l’appelle-t-on perroquet Dracula ?
Le surnom de perroquet Dracula vient surtout de son apparence. Son corps sombre, ses zones rouges éclatantes sous les ailes et sur le ventre, ainsi que sa tête presque nue lui donnent un air beaucoup plus inquiétant que celui d’un perroquet de salon qui répète “coucou” entre deux graines.
Mais l’oiseau n’a rien d’un prédateur sanguinaire. Le perroquet de Pesquet est un spécialiste des fruits, et notamment des figues, qu’il consomme avec son bec robuste. Son côté vampire relève donc davantage de l’esthétique que de la biologie. Il partage simplement avec le cerf vampire ce privilège rare : avoir un surnom digne d’un film d’horreur alors que son quotidien est beaucoup plus terre-à-terre.
Crédits photo: Charles Davies (CC BY-NC 2.0)
Le perroquet de Pesquet vit uniquement en Nouvelle-Guinée, principalement dans les forêts de collines et de montagne. On le rencontre dans des milieux forestiers encore denses, où il peut se déplacer à la recherche d’arbres fruitiers. Il n’est donc pas un perroquet commun que l’on croise facilement dans une animalerie ou sur une épaule de pirate en plastique.
Cette région du monde abrite d’ailleurs plusieurs oiseaux étonnants, parfois très spécialisés. Le pitohui toxique de Nouvelle-Guinée en est un autre exemple : là-bas, certains oiseaux semblent avoir signé un contrat d’exclusivité avec l’étrange.
Crédits photo: Rüdiger Stehn (CC BY-SA 2.0)
Une tête nue qui rappelle celle des vautours
L’une des particularités les plus visibles du Psittrichas fulgidus est l’absence de plumes sur une partie de la tête. Cette tête nue lui donne une allure presque de vautour, ce qui explique aussi son nom anglais de vulturine parrot, littéralement “perroquet vautour”.
Cette adaptation pourrait être liée à son alimentation. En mangeant des fruits mous, collants ou très juteux, un visage moins emplumé limite sans doute les résidus qui s’accrocheraient aux plumes. Il ne va toutefois pas aussi loin dans le look “tête dénudée” que certains vautours aux allures royales, qui ont fait de la peau nue un véritable choix stylistique.
Crédits photo: bogniets (CC BY 2.0)
Comment reconnaître le mâle et la femelle ?
Chez le perroquet Dracula, le dimorphisme sexuel est discret. Le mâle présente généralement de petites marques rouges derrière les yeux, absentes ou moins visibles chez la femelle. Ce n’est donc pas une différence spectaculaire comme chez certains oiseaux de parade : ici, il faut regarder les détails, pas attendre une robe de bal.
L’adulte affiche un plumage sombre sur la poitrine et le haut du corps, avec des zones rouges très visibles sur le ventre et les ailes. Le bec est noir, puissant, et parfaitement adapté à son alimentation fruitière. L’ensemble donne un oiseau à la fois massif, élégant et un peu inquiétant, comme s’il avait été invité à une soirée costumée chez les perroquets.
Crédits photo: Enfadado (CC BY-SA 2.0)
Un frugivore spécialisé, pas un perroquet carnivore
Malgré son allure de petit démon forestier, le perroquet de Pesquet est avant tout un mangeur de fruits. Les figues occupent une place importante dans son alimentation, avec d’autres fruits, fleurs ou nectars selon les observations et les disponibilités locales.
Cette spécialisation le rend dépendant de forêts capables de fournir suffisamment de ressources. Comme beaucoup d’oiseaux tropicaux, il peut se déplacer selon la fructification des arbres. Son air de vampire est donc une brillante opération de marketing naturel, mais dans l’assiette, l’ambiance est nettement plus végétarienne.
Crédits photo: Jean (CC BY 2.0)
Une espèce vulnérable, menacée par la chasse et la perte d’habitat
Le perroquet Dracula est classé vulnérable. Ses plumes rouges sont recherchées localement pour des parures traditionnelles, notamment dans certaines régions de Papouasie-Nouvelle-Guinée. La chasse pour les plumes, combinée à la perte d’habitat, pèse sur les populations sauvages.
Le cas de ce perroquet rappelle que les oiseaux les plus spectaculaires sont souvent aussi les plus exposés. Leur beauté devient parfois une menace. C’est un problème que l’on retrouve chez d’autres espèces très recherchées, comme l’ara de Spix, autre perroquet devenu symbole de conservation.
Crédits photo: Linda De Volder (CC BY-NC-ND 2.0)
Vidéos du perroquet Dracula
Voici quelques vidéos du perroquet de Pesquet, surnommé perroquet Dracula, pour voir son plumage noir et rouge en mouvement.
Dans un registre plus coloré mais tout aussi étonnant, découvrez aussi un tangara digne d’un super-héros, autre oiseau dont l’apparence semble avoir été validée par un directeur artistique un peu exalté.
Mini FAQ
Quel est le vrai nom du perroquet Dracula ?
Le vrai nom du perroquet Dracula est le perroquet de Pesquet. Son nom scientifique est Psittrichas fulgidus. En anglais, il est aussi appelé Dracula parrot ou vulturine parrot.
Pourquoi l’appelle-t-on perroquet Dracula ?
Son surnom vient de son plumage noir, gris et rouge vif, qui évoque l’imaginaire de Dracula. Ce nom est purement visuel : l’oiseau se nourrit surtout de fruits, notamment de figues.
Où vit le perroquet de Pesquet ?
Le perroquet de Pesquet est endémique de Nouvelle-Guinée. Il fréquente surtout les forêts de collines et de montagne, où il trouve les fruits nécessaires à son alimentation.
Le perroquet Dracula est-il dangereux ?
Non. Malgré son surnom spectaculaire, ce n’est pas un oiseau dangereux pour l’humain. Son bec est robuste, mais il sert principalement à consommer des fruits.
Le perroquet Dracula est-il menacé ?
Oui. L’espèce est classée vulnérable. Elle est notamment menacée par la chasse pour ses plumes rouges, le commerce et la dégradation de son habitat forestier.
Crédits photo: Peter Tan (CC BY-SA 2.0)
Sources pour aller plus loin
• BirdLife DataZone — fiche espèce du perroquet de Pesquet, statut, aire de répartition et conservation
• Wildlife Conservation Society Papua New Guinea — menaces liées à l’utilisation des plumes du perroquet de Pesquet
• World Parrot Trust — fiche détaillée sur le perroquet de Pesquet, taille, poids, plumage, habitat et alimentation
• IUCN Red List — Psittrichas fulgidus, évaluation de conservation








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