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Blake McFarland sculpte un crâne de T-Rex dans une loupe de séquoia ancien

La vidéo en entête montre Blake McFarland en train de transformer une énorme loupe de séquoia ancien en crâne de T-Rex. L’œuvre, baptisée Old Red, a demandé plus de 400 heures de travail et joue sur un contraste assez irrésistible : donner l’apparence d’un fossile à un morceau de bois lui-même estimé à plus de 1000 ans.

Ancien joueur professionnel de baseball devenu sculpteur, Blake McFarland travaille régulièrement des matériaux imposants, inattendus ou franchement récalcitrants. Ici, il ne s’agit pas d’une petite déco jurassique à poser entre deux cactus : le crâne seul mesure environ 86 cm de long, 66 cm de haut et 53 cm de large. Avec son piédestal, l’ensemble atteint près de 1,45 m de haut.

À retenir

  • Old Red est un crâne de T-Rex sculpté par Blake McFarland dans une seule pièce de loupe de séquoia ancien.
  • Le bois utilisé est estimé à plus de 1000 ans, selon la fiche officielle de l’artiste.
  • La sculpture a demandé plus de 400 heures de travail, entre dégrossissage, sculpture des détails, dents, cavités et finitions.
  • Le crâne n’est pas un fossile scientifique, mais une œuvre spectaculaire inspirée par l’anatomie du tyrannosaure.

Que montre la vidéo de ce crâne de T-Rex en séquoia ?

La vidéo montre les grandes étapes de fabrication : le bloc de bois massif, les premières découpes, le dégrossissage de la forme, puis le travail beaucoup plus précis des orbites, des dents, de la mâchoire et des volumes du crâne. Le processus est impressionnant parce qu’il combine deux gestes très différents : la coupe brutale dans une matière lourde, puis une patience presque chirurgicale pour faire apparaître les détails.

Blake McFarland explique avoir travaillé avec la forme naturelle de la loupe afin de maximiser la taille du crâne. C’est un point essentiel : dans ce type de pièce, le bois n’est pas seulement un support. Ses veines, ses courbes, ses défauts et ses masses imposent une partie du dessin.

Blake McFarland posant avec le crâne de T-Rex Old Red sculpté dans du séquoia ancien

Old Red, une sculpture taillée dans du bois ancien

Le nom de l’œuvre, Old Red, renvoie directement à la matière utilisée : une loupe de séquoia ancien, ou Old Growth Redwood Burl. Une loupe n’est pas un simple morceau de tronc bien régulier. C’est une excroissance ligneuse, souvent très dense, aux fibres tourmentées, avec des dessins internes complexes qui donnent au bois son aspect presque minéral une fois poli.

Cette matière est particulièrement adaptée à une sculpture de crâne : elle apporte des veines, des nœuds, des accidents visuels et des variations de couleur qui renforcent l’impression d’objet ancien. Le résultat n’imite pas seulement un os fossilisé ; il montre aussi toute la mémoire graphique du bois.

La fiche de l’artiste indique que le crâne a été taillé dans une seule pièce de loupe de séquoia estimée à plus de 1000 ans. Le piédestal, lui, combine un plateau en chêne teinté noir, de l’acier thermolaqué et des détails en laiton. Des lumières LED sont intégrées au support afin d’éclairer le crâne de l’intérieur, car visiblement un crâne de T-Rex géant n’était pas encore assez discret dans un salon.

Qui est Blake McFarland ?

Blake McFarland est un artiste américain installé à San Jose, en Californie. Avant de se consacrer à la sculpture, il a été joueur professionnel de baseball, notamment dans l’organisation des Toronto Blue Jays. Cette reconversion atypique explique peut-être une partie de son approche : beaucoup de ses œuvres demandent endurance, gestes répétitifs, force physique et précision.

Sur 2tout2rien, il est déjà apparu avec ses incroyables sculptures de pneus, où la gomme usagée devient animal sauvage, cheval ou alligator. Il travaille aussi le bois, la résine, le métal et les matières composites, comme dans ses sculptures en bois et résine époxy.

Avec Old Red, il reste dans cette logique de transformation spectaculaire : prendre une matière lourde, brute, peu docile, puis lui donner une forme très identifiable. En l’occurrence, celle d’un prédateur disparu depuis environ 66 millions d’années, ce qui pose tout de suite une certaine ambiance.

400 heures de sculpture pour faire émerger un crâne de dinosaure

Le chiffre de 400 heures donne une idée du niveau de travail. La vidéo permet de comprendre pourquoi : un crâne de T-Rex n’est pas une forme pleine et lisse. Il faut creuser les orbites, ouvrir la gueule, détacher visuellement les os, faire ressortir les dents, équilibrer les volumes et conserver une structure solide malgré les vides.

La difficulté vient aussi de l’échelle. Le crâne seul mesure environ 34 pouces de long, 26 pouces de haut et 21 pouces de large, soit environ 86 × 66 × 53 cm. Avec la base, la sculpture atteint environ 57 pouces de haut, près de 1,45 m. L’ensemble, crâne et piédestal, est estimé à environ 120 livres, soit un peu plus de 54 kg.

Le travail est donc à mi-chemin entre sculpture animalière, menuiserie monumentale et démonstration de patience. On est loin d’un petit objet décoratif imprimé en 3D. Ici, chaque erreur peut coûter cher, surtout quand on taille dans une pièce de bois aussi rare.

Une loupe de séquoia, pas un simple tronc

Le détail peut sembler technique, mais il change beaucoup la lecture de l’œuvre. Parler seulement d’un “tronc de séquoia” donne l’image d’un cylindre de bois classique. Une loupe, au contraire, est une masse beaucoup plus irrégulière, née d’une croissance particulière de l’arbre. Ses fibres partent dans tous les sens, créant des dessins très recherchés en ébénisterie et en sculpture.

C’est aussi ce qui rend la taille plus compliquée. Le bois peut être dur, nerveux, imprévisible. Les motifs internes peuvent aider la sculpture, mais aussi la contrarier. McFarland a donc dû composer avec la forme du bloc au lieu de simplement imposer un dessin abstrait.

Crâne de T-Rex Old Red sculpté dans une loupe de séquoia ancien par Blake McFarland

On retrouve cette même logique dans d’autres travaux où la matière dicte une partie du résultat, comme cette pièce au tour à bois réalisée à partir d’un nœud d’arbre à pluie d’or. Dans les deux cas, l’artiste ne part pas d’un matériau neutre : il part d’un bloc déjà chargé d’histoire, de défauts et de surprises.

Un crâne de T-Rex spectaculaire, mais pas un fossile scientifique

Old Red évoque clairement un crâne de tyrannosaure, avec sa grande gueule, ses dents massives et ses cavités caractéristiques. Mais il ne faut pas le lire comme une reproduction scientifique destinée à un musée de paléontologie. C’est une sculpture artistique, pensée pour la présence visuelle, la matière et l’effet d’ensemble.

Cela n’enlève rien à son intérêt. Au contraire, la pièce fonctionne parce qu’elle mélange plusieurs imaginaires : le fossile, le bois ancien, le trophée, le cabinet de curiosités et la sculpture contemporaine. On regarde un dinosaure, mais aussi une section d’arbre géant transformée en créature disparue. C’est un raccourci assez élégant entre deux échelles de temps : celle des forêts anciennes et celle des dinosaures.

Du bois, une tronçonneuse et beaucoup de maîtrise

La tronçonneuse intervient dans les premières phases, pour dégrossir la masse et approcher les volumes principaux. Mais la sculpture ne se résume pas à “découper un gros morceau de bois”. La partie la plus longue vient ensuite : creuser, affiner, lisser, ajuster la mâchoire, reprendre les dents, corriger les lignes et mettre en valeur la surface du séquoia.

Dans un registre différent, les sculptures à la tronçonneuse de Gabi Rizea montrent aussi combien cet outil peut dépasser son image de simple engin de coupe. Entre de bonnes mains, il devient un instrument de sculpture, même si l’on évitera tout de même de l’appeler “petit outil de précision” devant un chirurgien.

Une pièce de collection vendue 48 000 dollars

La fiche officielle de Blake McFarland indique que Old Red a été vendue 48 000 dollars. Ce prix s’explique par plusieurs éléments : la taille de la pièce, la rareté du matériau, les centaines d’heures de travail, le piédestal sur mesure, l’éclairage intégré et le caractère unique de la sculpture.

La mâchoire inférieure peut se détacher du crâne supérieur, et l’ensemble peut aussi être séparé du piédestal si nécessaire. Ce détail technique n’est pas anodin pour une œuvre de cette taille : quand une sculpture dépasse les 50 kg, la question du transport, de l’installation et de la manipulation devient presque aussi sérieuse que celle de l’esthétique.

FAQ rapide

Qui a sculpté ce crâne de T-Rex en bois ?

Le crâne a été sculpté par Blake McFarland, ancien joueur professionnel de baseball devenu artiste et sculpteur.

Dans quel bois le crâne de T-Rex a-t-il été sculpté ?

Old Red a été sculpté dans une seule pièce de loupe de séquoia ancien, estimée à plus de 1000 ans selon l’artiste.

Combien de temps a demandé cette sculpture ?

Blake McFarland indique avoir passé plus de 400 heures à sculpter les détails du crâne.

Quelle taille fait le crâne Old Red ?

Le crâne seul mesure environ 86 cm de long, 66 cm de haut et 53 cm de large. Avec son piédestal, l’œuvre atteint environ 1,45 m de haut.

Ce crâne est-il une reproduction scientifique de T-Rex ?

Non. Il s’agit d’une œuvre artistique inspirée par un crâne de T-Rex, pas d’une reproduction paléontologique destinée à servir de modèle scientifique.

Combien a coûté cette sculpture ?

La fiche officielle de l’artiste indique que Old Red a été vendue 48 000 dollars.

Sources pour aller plus loin

Toutes les photos: crédits BMSculptures/instructables (CC BY-NC-SA 4.0).

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