Voici une petite série présentant différentes espèces de colibris en vol, ces oiseaux de la famille des Trochilidae aussi appelés oiseaux-mouches, à cause de leur petite taille et du bourdonnement produit par leurs ailes.
Les colibris ne vivent naturellement que dans les Amériques, de l’Alaska à la Terre de Feu, avec une diversité particulièrement forte en Amérique centrale et en Amérique du Sud. La famille compte aujourd’hui plus de 360 espèces reconnues selon les listes ornithologiques, autant dire que le casting est plus dense qu’une réunion de moineaux autour d’une frite.
À retenir
Les colibris sont des oiseaux de la famille des Trochilidae, aussi appelés oiseaux-mouches.
Ils sont capables de vol stationnaire, de voltiges très rapides et même de voler en arrière, notamment lorsqu’ils se nourrissent de nectar.
Leur alimentation repose surtout sur le nectar des fleurs, mais ils consomment aussi de petits insectes.
Il n’existe pas de vrais colibris sauvages en France métropolitaine : la confusion vient souvent du moro-sphinx, un papillon qui butine en vol stationnaire et joue très bien les imposteurs ailés.
Le nom colibri est un nom courant pour cette famille qui comporte 340 espèces que l’on peut rencontrer sur le continent américain.
Pourquoi les colibris volent-ils si bien ?
Ces volatiles sont capables de faire du vol stationnaire, de se déplacer en arrière, de réaliser des accélérations fulgurantes et de rester presque immobiles devant une fleur. Leur vol est très différent de celui d’autres oiseaux, même si certains rapaces peuvent aussi se maintenir face au vent, comme le montre ce faucon en vol stationnaire.
Les colibris se nourrissent principalement de nectar, mais capturent aussi de petits insectes. Ils peuvent voir dans l’ultraviolet et certains entrent en torpeur la nuit pour économiser leur énergie. Après ces paons en vol, voici donc 9 espèces de colibris en vol, en images.
Des volatiles particuliers, capables de faire du vol stationnaire (voir également ce faucon en vol stationnaire) pour se délecter du nectar de fleur (ou de petits insectes), de voler en arrière ou de faire des voltiges, de voir les ultra-violets et d’hiberner la nuit.
Après ces paons en vol, voici donc 9 espèces de colibris en vol, en images:
Le colibri d’Anna
Le colibri d’Anna, Calypte anna, vit le long de la côte du Pacifique, de la Colombie-Britannique à l’Arizona. Il a été nommé d’après Anna Masséna, duchesse de Rivoli. Le mâle se reconnaît à sa gorge et à sa tête rose-rouge irisée, qui prennent des reflets presque métalliques selon l’angle de la lumière.
Anna’s Hummingbird par Linda Tanner (CC BY-NC-ND 2.0).
DSC_6643.jpg Anna’s Hummingbird, UCSC Arboretum [explored] par Lee Jaffe (CC BY-NC-SA 2.0).
Le colibri à queue large
Le colibri à queue large, Selasphorus platycercus, se rencontre dans les forêts et prairies de l’ouest des États-Unis, mais aussi au Mexique et au Guatemala. Le mâle possède un dos vert irisé et une gorge rouge brillante, tandis que la femelle affiche des tons plus discrets.
Broad-tailed Hummingbird par Pat Gaines (CC BY-NC 2.0) .
Broad-tailed Hummingbird female par Chuck Roberts (CC BY-NC-ND 2.0).
Le colibri à gorge rubis
Le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris, est une espèce du sud du Canada et de l’est des États-Unis. Très solitaire, il doit son nom à la gorge rouge irisée du mâle, qui peut paraître sombre lorsque la lumière ne tombe pas correctement dessus. Le bijou a donc son interrupteur.
male ruby-throated hummingbird par Anne Davis 773 (CC BY-NC 2.0) .
Ruby-throated Hummingbird par Carol Foil (CC BY-NC-ND 2.0) .
Le colibri de Costa
Le colibri de Costa, Calypte costae, est une espèce minuscule de quelques centimètres qui vit dans le sud-ouest des États-Unis et la péninsule de Basse-Californie, au Mexique. Le mâle arbore une gorge violette très voyante, qui descend en petites pointes sur les côtés de la tête.
Costa’s Hummingbird with Fairyduster par Renee Grayson (CC BY 2.0).
Costa’s Hummingbird par Mick Thompson (CC BY-NC 2.0) .
Le colibri hirondelle
Le colibri hirondelle, Eupetomena macroura, possède une queue fourchue qui rappelle l’hirondelle, d’où son nom. On le trouve notamment du bassin amazonien au Paraguay et au sud-est du Pérou. Territorial, il peut chasser d’autres colibris de son secteur, comme quoi même les oiseaux minuscules ont parfois des attitudes de videurs. Il risque malheureusement de disparaitre à cause de la déforestation.
Swallow-tailed Hummingbird (Eupetomena macroura) on Erythrina velutina par Derek Keats (CC BY 2.0).
Swallow-tailed Hummingbird (Eupetomena macroura) par Brendan Ryan (CC BY-NC-SA 2.0) .
Le colibri thalassin
Le colibri thalassin, Colibri thalassinus, vit principalement en Amérique latine. Il se reproduit notamment au Mexique et dans les Andes, et peut parfois être observé plus au nord. Il est apprécié pour ses couleurs brillantes et son chant puissant, répété longuement durant la journée.
Colibri thalassinus_ par David Rodríguez Arias (CC BY-NC-SA 2.0) .
Green Violet-ear Hummingbird at Savegre par Victoria (CC BY-ND 2.0) .
L’inca à collier
L’inca à collier, Coeligena torquata, est une espèce de colibri que l’on rencontre au Venezuela, en Colombie et en Équateur, dans les forêts humides des Andes. Sa robe sombre est barrée d’une tache blanche sur la poitrine, rappelant presque un habit de prêtre.
Collared Inca par Andy Morffew (CC BY 2.0).
Collared Inca par Andy Morffew (CC BY 2.0).
Le colibri géant
Le colibri géant, Patagona gigas, porte bien son nom : c’est la plus grande espèce de colibri, avec une taille pouvant dépasser 20 cm. Moins flamboyant que certains cousins, il vit dans les Andes, où il est surnommé burro q’enti, “burro” faisant référence à sa robe plus terne.
Giant Hummingbirds par cuatrok77 (CC BY-SA 2.0).
Picaflor gigante (Patagona gigas), alimentándose. par Andres Bertens (CC BY-NC-SA 2.0) .
Le colibri porte-épée
Le colibri porte-épée, Ensifera ensifera, est célèbre pour son bec extraordinairement long. Il l’utilise pour atteindre le nectar de fleurs à corolle profonde, avec une silhouette si improbable qu’on dirait qu’un oiseau a commandé un accessoire médiéval en option.
Sword-billed Hummingbird par Michael Woodruff (CC BY-SA 2.0) .
Sword-billed hummingbird par Doug Greenberg (CC BY-NC 2.0).
Vidéo de colibris en vol
Voici quelques colibris en vol dans une vidéo slow motion:
Comme le colibri se nourrit surtout de nectar, il peut voler au milieu d’une nuée d’insectes sans forcément les effrayer. Cela explique aussi pourquoi certains papillons en vol stationnaire sont régulièrement pris pour de petits oiseaux, comme dans cette vidéo de faux colibris au milieu d’une nuée de papillons monarques.
FAQ sur les colibris en vol
Quel est l’autre nom du colibri ?
Le colibri est aussi appelé oiseau-mouche, un nom courant lié à sa petite taille, à son vol très rapide et au bourdonnement produit par ses ailes.
Y a-t-il des colibris en France ?
Il n’y a pas de vrais colibris sauvages en France métropolitaine. Les observations supposées correspondent souvent au moro-sphinx, un papillon capable de butiner en vol stationnaire.
Comment le colibri peut-il voler sur place ?
Ses ailes ne battent pas comme celles de la plupart des oiseaux. Elles décrivent un mouvement très particulier, proche d’un huit, qui permet de produire de la portance pendant une grande partie du battement.
Que mange un colibri ?
Le colibri se nourrit surtout de nectar, mais il consomme aussi de petits insectes et parfois des araignées, indispensables pour lui apporter des protéines.
Quel est le plus grand colibri ?
Le colibri géant, Patagona gigas, est la plus grande espèce de colibri. Il vit dans les Andes et peut dépasser 20 cm de longueur.
Sources pour aller plus loin
• IOC World Bird List — liste taxonomique des colibris de la famille Trochilidae
• Smithsonian National Zoo — présentation générale des colibris, de leur aire de répartition et de la torpeur
• Cornell Lab of Ornithology — fiche sur le colibri d’Anna
• Smithsonian National Zoo — fiche sur le colibri à gorge rubis
• Cornell Lab Bird Academy — présentation du colibri porte-épée
• Pollinator Partnership — alimentation des colibris et rôle dans la pollinisation

















