Dans le Tarn, à Albi, certains poissons ont décidé que les pigeons du bord de l’eau ressemblaient beaucoup trop à un buffet. Ces prédateurs ne sont pas de petits poissons-chats d’aquarium, mais des silures glanes (Silurus glanis), de grands poissons d’eau douce capables de s’échouer brièvement sur les berges pour saisir des oiseaux.
La scène paraît presque absurde : un poisson sort de l’eau, attrape un pigeon sur la grève, puis retourne dans la rivière avec sa proie. Pourtant, ce comportement a été étudié scientifiquement. En 2012, une équipe de chercheurs de l’Université de Toulouse et du CNRS a publié dans PLOS ONE une étude consacrée à ces silures qui chassent les pigeons dans le centre historique d’Albi.
Crédit photo Catfish World by Yuri Grisendi/youtube.
À retenir
Le comportement a été observé dans le Tarn, à Albi, sur une petite île de graviers où des pigeons viennent boire et se nettoyer.
Les poissons concernés sont des silures glanes (Silurus glanis), parfois appelés European catfish en anglais.
Les chercheurs ont observé 54 comportements d’échouage, dont 28 % ont abouti à la capture d’un oiseau.
Les attaques étaient déclenchées par des pigeons actifs : les oiseaux immobiles, même proches des silures, n’étaient pas attaqués.
Le silure ne marche pas sur terre : il s’échoue volontairement quelques secondes, saisit sa proie, puis regagne l’eau.
Ce comportement illustre une forme d’adaptation alimentaire dans un nouvel environnement.
Des silures qui sortent de l’eau pour attraper des pigeons
La chasse se déroule sur la frontière entre deux mondes : l’eau et la terre. Les silures restent dans les eaux peu profondes, près d’une grève où des pigeons se regroupent pour boire ou faire leur toilette. Lorsqu’un oiseau bouge assez près du bord, le poisson jaillit, projette une partie de son corps hors de l’eau, tente de saisir le pigeon, puis glisse à nouveau dans la rivière.
Le geste est très rapide. Dans l’étude, le comportement d’échouage dure de moins d’une seconde à quelques secondes seulement. Il ne s’agit donc pas d’un poisson qui se promène sur la berge, mais d’un prédateur aquatique qui franchit brièvement la limite eau-terre pour profiter d’une proie disponible.
Cette scène a valu au silure le surnom très visuel de “baleine tueuse d’eau douce”, par comparaison avec les orques capables de s’échouer volontairement sur certaines plages pour attraper des otaries. La comparaison est spectaculaire, mais il faut la garder à sa place : le silure ne devient pas un mammifère marin miniature, il exploite simplement une opportunité locale avec un comportement très spécialisé.
Une observation scientifique à Albi
L’étude a été menée dans le centre historique d’Albi, sur le Tarn, depuis un pont dominant une petite île de graviers. Les chercheurs ont suivi les silures entre le 30 juin et le 19 octobre 2011, avec environ 72 heures d’observation et de vidéo.
Le site est précis : une zone où les pigeons bisets (Columba livia) viennent boire et se nettoyer. Les silures y évoluent dans une eau peu profonde, assez claire pour permettre l’observation. Les chercheurs ont recensé 54 attaques par échouage, dont 15 réussies, soit environ 28 % de captures.
Autre détail important : les silures n’attaquaient pas les pigeons immobiles. Les attaques étaient déclenchées par des oiseaux en mouvement. Cela suggère que les poissons utilisent surtout les vibrations de l’eau, perçues par leurs barbillons, plutôt qu’une reconnaissance visuelle fine du pigeon. En clair : pour le silure, un pigeon qui barbote est une alarme comestible.
Pourquoi les silures chassent-ils des pigeons ?
Les silures sont des prédateurs opportunistes. Ils mangent surtout des proies aquatiques : poissons, crustacés, mollusques, amphibiens ou animaux morts. Mais un grand prédateur d’eau douce peut aussi tirer parti de ressources plus inattendues lorsqu’elles sont accessibles.
À Albi, les pigeons offrent une proie terrestre disponible au bord de l’eau. L’étude montre que tous les silures ne se spécialisent pas forcément dans cette chasse. Les analyses isotopiques réalisées sur les tissus des poissons indiquent une contribution variable des pigeons au régime alimentaire selon les individus.
Cela suggère une forme de spécialisation individuelle. Certains silures ont peut-être appris à exploiter cette ressource, tandis que d’autres continuent à se nourrir plus classiquement. La rivière devient alors une sorte de restaurant à plusieurs menus : poissons, écrevisses, et pour les plus audacieux, pigeon sur gravier.
Silure ou poisson-chat : de quoi parle-t-on exactement ?
L’expression “poisson-chat” vient surtout de la traduction de l’anglais catfish, souvent utilisé pour parler de ce comportement. En français, le terme le plus juste est silure glane, ou Silurus glanis : un grand poisson d’eau douce européen, bien différent du petit poisson-chat que l’on imagine parfois.
Le terme “poisson-chat” peut désigner de nombreux poissons à barbillons appartenant au vaste groupe des siluriformes, mais il entretient une confusion. Le silure glane n’est pas le petit poisson-chat nord-américain souvent évoqué dans les plans d’eau. C’est un très grand prédateur, capable de dépasser deux mètres dans de bonnes conditions.
Dans le langage courant, “poisson-chat” recouvre donc des réalités très différentes. À l’autre extrême du silure glane, le silure de verre révèle des reflets arc-en-ciel et joue dans une catégorie beaucoup plus délicate. Même grande famille de poissons moustachus, ambiance radicalement différente : l’un chasse les pigeons sur les berges, l’autre semble avoir été conçu pour une vitrine lumineuse.
Un poisson introduit dans le Tarn
Le silure glane est originaire d’Europe centrale et orientale. L’étude rappelle que l’espèce a été introduite dans le Tarn en 1983, où elle a ensuite formé des populations établies.
Dans son aire d’origine, ce comportement de chasse aux pigeons n’était pas connu au moment de l’étude. Les chercheurs y voient donc un exemple de comportement nouveau chez une population introduite dans un environnement différent. Le silure n’a pas changé de nature : il a exploité une ressource présente au bon endroit, au bon moment, avec une technique risquée mais rentable.
Il faut toutefois éviter d’en faire un monstre de rivière. Le silure a déjà une réputation assez chargée, souvent nourrie par sa taille, sa bouche énorme et quelques récits un peu gonflés à l’hélium. Ici, le comportement est spectaculaire, mais il concerne une situation locale, des individus observés sur un site précis, et une proie disponible en bordure d’eau.
Une technique comparable à celle des orques ?
L’étude emploie l’expression Freshwater Killer Whales, soit “orques d’eau douce”, pour souligner la similitude avec des comportements d’échouage volontaire chez certains grands prédateurs marins.
Chez les orques de Patagonie, par exemple, certains individus s’échouent brièvement sur les plages pour capturer des otaries avant de regagner l’océan. Chez les grands dauphins de Caroline du Sud, des groupes peuvent pousser des poissons vers les berges pour les capturer plus facilement.
Les silures d’Albi ne font pas exactement la même chose, mais ils partagent une idée générale : franchir momentanément la limite entre deux milieux pour attraper une proie. Chez un poisson d’eau douce, voir cette stratégie appliquée à des oiseaux terrestres donne évidemment une scène beaucoup plus improbable. Le Tarn n’a pas besoin de requins : il a ses silures avec option sortie de berge.
Un comportement rare, pas une habitude généralisée
Tous les silures ne mangent pas des pigeons. Même à Albi, tous les individus observés ne semblent pas forcément adopter cette stratégie. L’étude parle d’un comportement extrême, localisé, observé chez certains poissons dans un contexte particulier.
C’est un point important pour éviter les conclusions rapides. Un silure peut avaler une proie impressionnante, mais il ne passe pas sa journée à traquer les oiseaux, les chiens, les canards ou les mollets de promeneurs comme dans une mauvaise bande-annonce.
Ce comportement illustre surtout la souplesse alimentaire d’un grand prédateur. Dans un autre genre d’inversion inattendue, certaines araignées sont capables de capturer et manger des poissons. Dans les deux cas, l’intérêt vient du même renversement : la proie semble appartenir au “mauvais” milieu, mais le prédateur a trouvé comment en profiter.
Le rôle des vibrations dans la chasse
Les silures possèdent des barbillons très sensibles autour de la bouche. Ces organes leur permettent de détecter des informations chimiques et mécaniques dans l’eau, notamment dans des milieux troubles ou peu lumineux.
À Albi, les chercheurs ont noté que les attaques visaient les pigeons en mouvement, et non les oiseaux immobiles. Les silures semblaient donc réagir aux vibrations produites par les pigeons actifs au bord de l’eau. C’est logique : un oiseau qui boit, marche ou remue dans l’eau crée des signaux que le poisson peut interpréter comme la présence d’une proie.
Cette sensibilité permet d’expliquer pourquoi la scène peut sembler si ciblée. Le silure ne “voit” pas forcément le pigeon comme nous. Il lit plutôt une combinaison de mouvements, de remous, de vibrations et de présence au bord de l’eau. Pas besoin de réflexion philosophique : si ça bouge au bon endroit, ça peut se manger.
Des poissons aux comportements très différents
Les poissons à barbillons réservent décidément quelques surprises. Dans un registre beaucoup plus calme, le poisson-chat à l’envers nage sur le dos pour se nourrir plus efficacement près de la surface ou sous des supports immergés.
Le silure d’Albi, lui, ne nage pas à l’envers : il sort momentanément de son monde pour attraper une proie qui n’était pas censée finir dans un estomac de poisson. Les deux exemples montrent surtout que les comportements alimentaires des poissons sont bien plus variés qu’un simple “il ouvre la bouche et attend”.
Et si l’on descend dans un tout autre univers aquatique, le poisson limace, poisson le plus profond du monde observé à plus de 8 000 mètres, rappelle que les poissons peuvent occuper des niches écologiques extrêmes, du fond des fosses océaniques aux berges ensoleillées d’Albi.
Faut-il avoir peur des silures ?
Non, pas dans le sens où on l’entend souvent. Le silure glane est un grand prédateur, mais il ne faut pas transformer une stratégie de chasse spectaculaire en panique générale. Les attaques documentées ici visent des pigeons au bord de l’eau, dans un contexte très précis.
Les rumeurs autour des silures sont nombreuses : poissons mangeurs de chiens, avaleurs de baigneurs, monstres de fleuve cachés sous les ponts. Certaines blessures peuvent arriver lorsqu’un poisson est manipulé, dérangé ou lorsqu’il défend une zone, mais l’image du silure chasseur d’humains relève davantage de la peur que de l’observation scientifique.
Le vrai intérêt de cette histoire n’est donc pas de crier au monstre, mais de comprendre comment un animal peut modifier sa stratégie de prédation lorsqu’il rencontre une ressource nouvelle. C’est moins un film d’horreur qu’une leçon d’écologie appliquée, avec plumes mouillées.
Vidéo des silures qui chassent les pigeons
Voici une vidéo montrant ces silures du Tarn s’échouant brièvement sur la berge pour tenter de capturer des pigeons :
Sources pour aller plus loin
• PLOS ONE — “Freshwater Killer Whales”: Beaching Behavior of an Alien Fish to Hunt Land Birds, étude scientifique sur les silures d’Albi
• PLOS EveryONE — Prowling Catfish Catch Pigeons on Land, présentation vulgarisée de l’étude
• Discover Magazine — The catfish that strands itself to kill pigeons, analyse par Ed Yong
• Smithsonian Magazine — Catfish Are Teaching Themselves to Catch Pigeons
• National Geographic — Enormous pigeon-eating catfish, contexte sur le silure glane en Europe

Alalala pauvre silure, il est toujours la cible des reportaires à sensation….
Histoire de remettre les choses à leurs places et de donner quelques références :
Le silure glane (silurus glanis) appartient à la famille des siluridés. Il est originaire de l’Europe centrale : à l’état naturel, on le rencontre dans le réseau hydrographique actuel et passé du bassin du Danube du sud de la Suède au nord des Alpes et vers l’est jusqu’à l’Oural : Danube, Dniepr, Volga et affluents des mers Noire, Caspienne, Baltique, Aral, et lacs de Morat, Neuchâtel, Bienne et Constance. Il est intéressant d’observer que dans ces milieux, il n’a causé aucun déséquilibre écologique et cohabite parfaitement depuis toujours avec de nombreuses autres espèces, y compris de carnassiers comme le sandre, originaire des mêmes régions.
Des données paléontologiques montrent que l’espèce faisait partie de l’ichtyofaune française dans le bassin du Rhône avant d’être éliminée par les glaciations. Le silure a donc déjà été présent dans notre pays il y a très longtemps. Le réchauffement climatique qui a suivi (10 000 av. JC) et l’existence d’interconnexions entre, d’une part, des tributaires de la mer Noire et de la mer Caspienne et d’autre part ceux de la mer Baltique et de la mer du Nord lui ont permis de rapidement coloniser le Nord de l’Europe.
Une première vague d’introductions hors du bassin danubien semble avoir eu lieu dès le Moyen-Age (lacs de Suisse), suivie par une deuxième période débutant vers 1800, et se poursuivant actuellement. Plusieurs piscicultures françaises ont tenté des introductions de silures à la fin des années 1960 notamment en Alsace et en Bresse. Les effets combinés de ces introductions et des dégradations du milieu d’origine anthropique ont induit un décalage de l’aire de distribution vers le Sud et le Sud-Est de l’Europe (Italie, Espagne). (« Biogéographie du silure glane : causes hydrographiques, climatiques et anthropiques » SCHLUMBERGER O., SAGLIOCCO M., PROTEAU J.P. Bull. Fr. Pêche Piscic., 2001, 357-360 : 533-547).
Il n’est pas inutile de rappeler que le silure est loin d’être la seule espèce introduite en France : environ 1/3 des espèces piscicoles présentes dans notre pays aujourd’hui ont été introduites !!! On y trouve notamment la carpe (depuis l’ère romaine), la truite arc en ciel, le carassin, l’omble de fontaine, l’amour blanc, le sandre, le black-bass, etc
Par ailleurs contrairement aux apparences et à ce que croient de nombreux pêcheurs, le silure n’a aucun lien de parenté avec le poisson chat (lctalurus melas), famille des ictaluridés, qui est lui d’origine nord américaine.
LE SILURE N’EST PAS L’OGRE QUE CERTAINS VOUDRAIENT DECRIRE
Le silure est un poisson discret qui doit sa taille imposante à sa longévité ( environ 40 ans ). Un jeune silure de 80 cm a déjà entre 4 et 5 ans, un sujet d’1,60m a, lui, environ 12 ans, alors qu’un poisson géant de 230 cm à la trentaine…
Un silure adulte entre 1 et 2,50m grossit d’environ 3 à 4 kg /an en milieu naturel (selon diverses études, dont celle Tanzilli / Caillère Université de Lyon),
Le silure absorbe sa nourriture par phase, et peut rester de grandes périodes avec une activité alimentaire réduite. Il a été constaté lors de prélèvements stomacaux, que l’estomac était le plus souvent vide. Il mange du poisson et d’autres créatures vivantes ou mortes (mollusques, insectes, amphibiens, crustacés, mammifères, oiseaux ; on a même trouvé des ragondins et des cormorans…), les mollusques notamment rentrant pour beaucoup dans son menu. Ce poisson est opportuniste et se focalisera, lorsqu’il est affamé sur une denrée facile à trouver et en bonne quantité dans la rivière. C’est en particulier un bon régulateur de la brème, et même du poisson chat. Mais pas des caniches ni des baigneurs comme certaines rumeurs le laissent croire !!!
Les silures adultes consomment des proies différentes des autres prédateurs, la niche alimentaire des Silures adultes recouvre peu celles des autres poissons piscivores et la compétition alimentaire est somme toute limitée. Une compétition peut toutefois exister entre les silures juvéniles et d’autres carnassiers comme le sandre (beaucoup moins avec le brochet) mais nos grandes rivières restent suffisamment riches en poisson fourrage pour absorber cette compétition. La niche alimentaire du Silure était jusque là restée vacante, ceci est un des éléments qui permettent d’expliquer la réussite du Silure dans notre pays (« Le Silure glane, Biologie, Colonisation et Impact », 1998, Philippe TIXIER, Maîtrise de Biologie de l’Université Paris IV).
Wow, ça c’est du commentaire!
Disons que la cible c’est surtout cette nouvelle forme de prédation. Attraper des oiseaux reste une adaptation stupéfiante.
(après je cache pas que le silure traîne des légendes terribles, même dans ma région…)
Le taux de transformation pour le Silure, est d’environ 10% en rivière, ce qui donne un ordre d’idée de 50 kg/an maximum de nourriture ingérée, pour un silure adulte, ce qui est relativement peu. Et les poissons ne constituent qu’une partie de cette alimentation, qui comprend de nombreux invertébrés (coquillages, écrevisses notamment).
Des relevés piscicoles réalisés sur la Seille (une des premières rivières colonisées par le silure en France) en 1986-1987 ont montré des populations de poissons équilibrées, avec des proportions de sandres et de brochets ne semblant pas déficitaires. De même, d’autres données de campagnes de pêche, tant dans les zones où le Silure est présent depuis longtemps que sur les réseaux fluviaux où le Silure y est autochtone, comme par exemple le Danube, montrent des populations équilibrées, où les poissons fourrages sont présents en quantité importante par rapport aux populations de carnassiers. Les données sur les pêches professionnelles aux engins nous montrent que dans le bassin Rhodanien, les cyprinidés et les poissons de fond ne sont pas en déficit, seules les populations d’écrevisses et de poissons chats étant notées en disparition du fait de la prédation du silure. (Sources : « le Silure glane dans la Seille », 1987, CEMAGREF-CSP ; ou « La pêche aux engins dans le bassin du Rhône – Saône Statistiques 1988 – 2001 » ; ou encore « Le Silure glane, Biologie, Colonisation et Impact », 1998, Philippe TIXIER, Maîtrise de Biologie de l’Université Paris IV) On peut observer qu’il existe ainsi de multiples exemples de rivières où la cohabitation déjà ancienne avec le silure se passe bien, tant en France qu’à l’étranger : Seine, Rhône, Lot, Tarn, Volga, Rio Ebre…de même que dans certains lacs comme celui de Saint Geniez d’Olt en Aveyron très riche en carnassiers, carpes et silures. Toutes ces données démontrent que le silure ne cause aucun déséquilibre écologique majeur dans les eaux où il est présent. Il faut toutefois préciser qu’il s’agit là de rivières et fleuves parfois importants, la situation pouvant bien entendu être différente dans un plan d’eau fermé de petite taille ; à ce titre, l’exemple cité par la Fédération de Mayenne porte sur un plan d’eau de seulement 4 hectares qui, de toute évidence, n’est pas adapté à la présence du silure ; cet exemple est sans aucun fondement pour en tirer des conclusions générales sur l’impact du silure dans l’ensemble des milieux français, et notamment sur la Mayenne. Au contraire, tout démontre que les craintes des ravages du silure sur la faune aquatique ne sont pas scientifiquement fondées mais qu’elles sont probablement dues à son régime alimentaire varié, mais surtout à sa taille et à sa morphologie.
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