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Whittier en Alaska : la ville où presque tout le monde vit dans le même immeuble

À Whittier, petite ville portuaire d’Alaska coincée entre les montagnes et les eaux du Prince William Sound, la vie quotidienne possède une particularité difficile à retrouver ailleurs : presque tous les habitants permanents vivent dans le même bâtiment de 14 étages, les Begich Towers. L’immeuble abrite également plusieurs services et commerces, tandis qu’un passage souterrain permet même de rejoindre l’école voisine sans affronter directement la météo.

Ce regroupement spectaculaire n’est pourtant pas le résultat d’une expérience contemporaine d’urbanisme vertical. Il vient de l’histoire militaire de Whittier, créée comme port stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale dans un site où l’espace constructible est particulièrement contraint. En 2025, l’État d’Alaska estimait sa population permanente à seulement 247 habitants. En été, le contraste devient presque absurde : la municipalité indique accueillir quelque 700 000 visiteurs par an.

Vue aérienne de Whittier en Alaska avec les Begich Towers au pied des montagnes
Vue aérienne de Whittier en mai 2026. Les Begich Towers se distinguent au centre de cette minuscule ville coincée entre les montagnes et Passage Canal. Crédit Photo Quintin Soloviev (licence).

À retenir

  • Whittier se trouve à environ 60 miles, soit 97 km, au sud-est d’Anchorage, au bord du Prince William Sound.
  • La dernière estimation officielle disponible de l’Alaska donne 247 habitants en 2025, contre 272 au recensement de 2020.
  • La quasi-totalité des habitants permanents vit dans les Begich Towers, un immeuble de 14 étages.
  • Le bâtiment compte environ 196 logements et accueille aussi différents services et commerces.
  • L’école se trouve à proximité mais peut être rejointe depuis les Begich Towers par un passage souterrain.
  • Whittier moderne s’est développée autour d’un port et d’une liaison ferroviaire construits par l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Son seul accès routier traverse l’Anton Anderson Memorial Tunnel, long d’environ 4 km et partagé à tour de rôle par les voitures et les trains.
  • À côté des Begich Towers se trouve le gigantesque Buckner Building, ancien complexe militaire aujourd’hui abandonné et faisant toujours l’objet d’un dossier de dépollution en 2026.

Whittier, 247 habitants coincés entre les montagnes et la mer

Whittier se trouve au fond de Passage Canal, sur la bordure occidentale du Prince William Sound, dans le sud de l’Alaska.

À vol d’oiseau, Anchorage n’est pas très éloignée. Par la route, environ 60 miles, soit 97 km, séparent les deux villes. Mais la géographie de Whittier n’a rien de celle d’une banlieue ordinaire.

De hautes montagnes de la chaîne des Chugach ferment presque complètement l’arrière de la ville tandis que Passage Canal occupe l’autre côté. Entre les deux, il reste une bande de terrain particulièrement étroite où s’entassent port, voies ferrées, bâtiments, parkings et quelques rues.

Cette situation explique en partie l’urbanisme étonnant de Whittier.

La population elle-même est minuscule. Le recensement américain comptait 272 habitants en 2020 et les estimations démographiques publiées par l’État d’Alaska abaissent ce nombre à 247 habitants au 1er juillet 2025.

Cela reste cependant une population permanente. En été, Whittier change d’échelle : la municipalité annonce plus de 700 000 visiteurs par an, attirés notamment par les croisières, les glaciers, le kayak, la pêche et le Prince William Sound.

Une petite ville de quelques centaines d’habitants qui doit donc absorber en saison un flot humain plusieurs milliers de fois supérieur à sa population. On comprend mieux pourquoi le parking peut parfois avoir des ambitions métropolitaines.

Pourquoi presque tout Whittier vit-il dans les Begich Towers ?

Au premier regard, les Begich Towers semblent beaucoup trop grandes pour la ville qui les entoure.

C’est justement le principe.

Cet immeuble de 14 étages, autrefois appelé Hodge Building, a été construit dans les années 1950 pour loger les militaires, les employés civils et leurs familles à Whittier.

Il est ensuite devenu un ensemble de logements civils et constitue aujourd’hui le principal lieu de résidence de la communauté. Alaska Public Media décrit un bâtiment de 196 unités d’habitation dans lequel vit la grande majorité de la population permanente.

Begich Towers à Whittier en Alaska où vit la majorité de la population


Les Begich Towers photographiées en mai 2026. L’ancien bâtiment militaire de 14 étages accueille aujourd’hui la majorité des habitants permanents de Whittier. Crédit Photo Quintin Soloviev (licence).

Un immeuble avec logements, poste, commerce et église

L’expression « ville sous un même toit » est un peu exagérée si on la comprend littéralement : Whittier possède évidemment d’autres bâtiments, un port, une gare, des commerces et des services installés ailleurs.

Mais elle ne sort pas de nulle part.

En 2026, Alaska Public Media signalait encore dans les Begich Towers un magasin, le bureau de poste et une église, en plus des logements. Différents locaux et services publics ont également occupé ou occupent certaines parties du complexe.

La vie quotidienne d’une grande partie de Whittier peut ainsi se dérouler sans vraiment changer d’adresse.

Le concept rappelle, dans un contexte évidemment très différent, Walden 7, le spectaculaire bâtiment-ville imaginé par Ricardo Bofill près de Barcelone. À Walden 7, toutefois, la vie communautaire découle d’un projet architectural expérimental. À Whittier, elle est surtout le résultat pragmatique d’une ancienne implantation militaire et d’une géographie qui n’offre pas beaucoup de place.

Un tunnel pour aller à l’école sans vraiment sortir

L’école de Whittier est installée dans un bâtiment séparé, de l’autre côté de la rue.

Mais les habitants ont une solution adaptée au climat local : un passage relie les Begich Towers à l’école.

Une ancienne enseignante de Whittier racontait ainsi descendre en ascenseur jusqu’au sous-sol de la tour puis rejoindre l’établissement scolaire par le passage couvert en quelques minutes.

Lorsque les conditions extérieures deviennent franchement désagréables, enfants et enseignants peuvent donc commencer leur journée avec une épreuve bien connue des citadins : prendre l’ascenseur. Le blizzard attendra.

Vue de Whittier et des montagnes depuis les Begich Towers

vue depuis begich towers whittier


Whittier vue depuis les Begich Towers, avec la ville installée sur l’étroite bande de terrain séparant les montagnes de Passage Canal. Crédit Photo Andrew Otto (licence).

Les Begich Towers sont un héritage de l’armée américaine

Pour comprendre cette organisation urbaine très particulière, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale.

Whittier n’est pas devenue une ville importante parce que quelques promoteurs avaient soudainement envie de construire des tours résidentielles au fond d’un fjord.

L’endroit intéressait surtout l’armée américaine.

Le site possède un port naturel profond, relativement protégé par les montagnes et suffisamment proche du réseau ferroviaire de l’Alaska pour servir de point d’entrée aux hommes et au matériel.

Sa météo souvent mauvaise avait même un avantage stratégique pendant la guerre : selon le département des Transports d’Alaska, la couverture nuageuse fréquente rendait le port plus difficile à repérer et donc à bombarder.

En 1941, l’armée américaine commence ainsi la construction d’une nouvelle branche de l’Alaska Railroad entre Portage et Whittier.

Le chantier est achevé le 23 avril 1943.

Train de l'Alaska Railroad à Whittier en Alaska
L’Alaska Railroad à Whittier. La liaison ferroviaire construite pendant la Seconde Guerre mondiale a joué un rôle déterminant dans la naissance de la ville moderne. Crédit Photo Laura Alier (licence).

Pourquoi l’armée américaine a-t-elle construit Whittier ici ?

Le tracé ferroviaire nécessitait de traverser les montagnes qui isolent Passage Canal.

Deux tunnels sont alors percés : un premier d’environ 1 mile, soit 1,6 km, à travers Begich Peak et un second de 2,5 miles, soit environ 4 km, sous Maynard Mountain.

Cette liaison transforme Whittier en véritable base logistique.

Le choix du site répond à plusieurs impératifs militaires : la traversée maritime jusqu’au port est plus courte qu’en passant par Seward, les navires sont moins longtemps exposés aux sous-marins ennemis et la nouvelle voie évite également certains reliefs difficiles du réseau ferroviaire existant.

Dans les années 1940, la population militaire et civile dépasse ainsi les 1 000 personnes.

La ville se couvre alors d’infrastructures : bâtiments résidentiels, centrale électrique, dépôts de carburant, installations portuaires…

Deux énormes constructions vont particulièrement marquer son paysage : les Begich Towers et le Buckner Building.

Le Buckner Building, l’autre « ville sous un toit » de Whittier

À quelques centaines de mètres des Begich Towers se dresse leur inquiétant opposé.

Le Buckner Building est un immense bloc de béton construit en 1953 pour l’armée américaine. Avec environ 273 660 pieds carrés, soit quelque 25 400 m², il comptait parmi les plus grands bâtiments jamais construits en Alaska.

Et celui-ci méritait encore davantage le surnom de « ville sous un toit ».

Le complexe avait été conçu pour loger et servir plus d’un millier de militaires. Il comprenait notamment des espaces résidentiels, médicaux, administratifs et de loisirs.

Après le retrait progressif de l’armée, le bâtiment est abandonné.

Buckner Building abandonné à Whittier en Alaska
Le gigantesque Buckner Building abandonné, autre vestige de l’époque militaire de Whittier. Crédit Photo FairbanksMike (licence).

Pas besoin de fantômes : son histoire réelle est déjà assez étrange

Le Buckner Building est parfois présenté sur internet comme un bâtiment « hanté ». Il existe effectivement tout un folklore autour de ses couloirs abandonnés.

La réalité documentée est nettement plus intéressante.

Le séisme majeur de 1964 a endommagé la structure et plusieurs décennies d’abandon ont ensuite fortement dégradé le bâtiment.

Les études environnementales ont en outre identifié de l’amiante, des peintures contenant du plomb et différents autres matériaux ou polluants dangereux.

Une expertise structurelle réalisée pour l’État a conclu en 2016 que remettre le bâtiment aux normes coûterait davantage qu’une construction neuve et que sa rénovation complète n’était pas réaliste. La démolition a donc été recommandée.

Mais enlever une construction de plus de 25 000 m² contenant des matériaux dangereux au fond d’une petite ville d’Alaska n’est pas exactement l’équivalent administratif de jeter une vieille cabane.

Le dossier reste actif.

En mars 2026, des agents de l’Alaska Department of Environmental Conservation se sont encore rendus sur le site. Ils n’ont même pas pu entrer dans le bâtiment en raison des risques de sécurité et de la neige bloquant l’accès.

Couloir abandonné à l'intérieur du Buckner Building de Whittier en 2026
Un couloir dégradé du Buckner Building photographié en mai 2026. Le bâtiment n’est pas un site touristique à explorer : son état et la présence de matériaux dangereux rendent l’accès problématique. Crédit Photo Quintin Soloviev (licence).

L’endroit rejoint ainsi quelques autres vestiges étonnants du Grand Nord, comme l’inachevé Igloo City Hotel abandonné au bord d’une route d’Alaska ou, dans un cadre nettement plus isolé encore, Ukivok, l’ancien village accroché aux falaises de King Island.

Dans la mer des Tchouktches, non loin de l’Alaska mais côté russe, une autre installation abandonnée connaît même de nouveaux occupants : des ours polaires ont investi l’ancienne station météorologique de l’île Kolyuchin. Les problèmes de copropriété y sont probablement réglés assez rapidement.

Le tunnel de Whittier : 4 km sur une seule voie pour voitures et trains

L’autre grande curiosité de Whittier n’est pas un bâtiment mais sa route d’accès.

L’Anton Anderson Memorial Tunnel traverse Maynard Mountain sur environ 2,5 miles, soit 4 km.

À l’origine, il s’agissait uniquement d’un tunnel ferroviaire. Face à l’augmentation du trafic, l’Alaska a décidé à la fin du XXe siècle de le transformer pour permettre également le passage des véhicules routiers.

Mais personne n’a percé un second tube.

Voitures et trains utilisent donc la même voie, mais jamais en même temps.

La circulation est réglée par créneaux : les véhicules attendent à chaque extrémité, puis franchissent le tunnel dans une direction avant que le trafic ne soit inversé ou que la voie ne soit rendue au train.

Entrée de l'Anton Anderson Memorial Tunnel menant à Whittier en Alaska


L’entrée occidentale de l’Anton Anderson Memorial Tunnel, seul accès routier à Whittier. Crédit Photo Gabor Eszes (licence).

Le département des Transports d’Alaska le présente comme le plus long tunnel combinant circulation ferroviaire et routière d’Amérique du Nord.

À l’intérieur, les rails restent visibles au milieu de la chaussée. Des refuges de sécurité ont également été aménagés le long du parcours.

Intérieur du tunnel de Whittier où voitures et trains utilisent la même voie
À l’intérieur de l’Anton Anderson Memorial Tunnel, rails et circulation routière partagent une même voie à des horaires différents. Crédit Photo Mark Fickett (licence).

Peut-on vraiment rester bloqué à l’extérieur de Whittier la nuit ?

Oui, au moins si l’on parle d’un automobiliste ayant raté le dernier créneau normal du tunnel.

Contrairement à ce qu’indiquait autrefois cet article, le tunnel ne « ferme pas tous les soirs à 22 h 30 » toute l’année. Ses horaires changent suivant la saison.

Du 1er mai au 30 septembre, le tunnel fonctionne actuellement de 5 h 30 à 23 h 15. Les véhicules quittant Whittier disposent normalement d’un créneau toutes les heures, le dernier étant programmé de 23 h à 23 h 15.

Du 1er octobre au 30 avril, l’exploitation est réduite : le tunnel fonctionne de 7 h à 22 h 45 et les grilles sont verrouillées à 23 h.

Des trains non programmés peuvent également provoquer des retards de 15 à 30 minutes.

Autrement dit, rentrer à Whittier ne consiste pas simplement à suivre un GPS jusqu’à la maison. Mieux vaut jeter un œil à sa montre avant de prolonger le dîner à Anchorage.

Combien coûte le tunnel de Whittier ?

Au moment de cette mise à jour en août 2026, le tarif officiel pour une voiture particulière ou une moto de classe A est de 13 dollars aller-retour.

Le péage ne concerne donc pas chaque passage séparément : les billets standards sont vendus pour l’aller-retour.

Les véhicules avec remorque, camping-cars et véhicules lourds relèvent d’autres catégories tarifaires.

Whittier est aujourd’hui minuscule… mais reçoit environ 700 000 visiteurs par an

La ville imaginée comme un lieu perdu au fond de l’Alaska n’est donc plus vraiment coupée du monde.

Elle constitue aujourd’hui une importante porte d’entrée vers le Prince William Sound. Alaska Marine Highway, Alaska Railroad, navires de croisière, cargos, bateaux de pêche et plaisanciers s’y croisent.

La municipalité estime que plus de 700 000 personnes passent par Whittier chaque année, essentiellement pendant la belle saison.

Le contraste avec ses 247 résidents permanents est spectaculaire : en ordre de grandeur, la ville accueille ainsi annuellement plusieurs milliers de visiteurs pour chacun de ses habitants.

Le phénomène est suffisamment important pour que la ville et l’État travaillent actuellement sur un plan de transport à long terme destiné à mieux gérer les voitures, autocars, piétons, trains et activités portuaires.

Whittier pourrait donc changer encore au cours des prochaines années. Le village isolé conçu autour d’une base militaire est progressivement devenu un nœud touristique et logistique dont les infrastructures doivent encaisser une fréquentation sans commune mesure avec sa population.

Whittier un immeuble ville d Alaska 1
Crédit photo Jessica Spengler (CC BY 2.0).

À quoi ressemble réellement la vie dans cette ville-immeuble ?

Les Begich Towers ne transforment pas les habitants de Whittier en personnages enfermés dans une expérience sociale géante.

Le port, les emplois, l’école et différentes activités se trouvent évidemment ailleurs dans la ville et les habitants sortent comme n’importe qui.

Mais la concentration résidentielle modifie nécessairement les relations de voisinage.

Dans le reportage d’Alaska Public Media en fin de cet article, l’ancienne enseignante Erika Fitzgerald raconte notamment qu’elle croisait ses élèves aussi bien à l’école que dans les couloirs de son propre immeuble.

La frontière entre voisinage, travail et vie quotidienne devient ainsi assez mince.

Lorsque plusieurs centaines de personnes vivent dispersées dans un village, on peut éventuellement éviter un voisin pendant quelques jours.

Quand presque tout le village utilise les mêmes ascenseurs, c’est déjà plus sportif.

Peut-on visiter Whittier et les Begich Towers ?

Whittier se visite facilement pendant la saison touristique à condition de tenir compte des horaires du tunnel.

La ville se trouve à environ 60 miles d’Anchorage et peut être rejointe par la route, le train ou certains services maritimes.

Le port sert de point de départ à de nombreuses excursions dans le Prince William Sound : croisières vers les glaciers, kayak, pêche, observation de la faune et randonnée font partie des principales activités proposées.

Les Begich Towers sont en revanche avant tout un immeuble résidentiel habité, pas un musée consacré à la bizarrerie de Whittier. Le bâtiment contient des espaces accessibles au public et des espaces privés ; il convient évidemment de respecter les indications sur place et la tranquillité des résidents.

Le Buckner Building pose encore moins d’ambiguïté : son intérieur n’est pas une attraction touristique. Son état structurel et la présence documentée de matériaux dangereux sont de très bonnes raisons d’admirer ce dinosaure de béton depuis une distance raisonnable.

Comment une ville entière a-t-elle fini par vivre presque sous le même toit ?

Whittier est souvent présentée comme une curiosité architecturale, mais les Begich Towers sont surtout la conséquence logique d’une histoire et d’un territoire hors normes.

L’armée américaine avait besoin d’un port protégé et relié au réseau ferroviaire. Les montagnes laissaient peu de terrain disponible. Il était donc rationnel de concentrer logements et services dans d’immenses constructions.

Quand les militaires sont partis, l’une d’elles a trouvé une seconde vie.

Le Buckner Building s’est vidé et s’est lentement transformé en ruine. Les anciennes Hodge Towers sont devenues les Begich Towers et continuent, près de soixante-dix ans après leur construction, à loger la plus grande partie de la ville.

C’est ce qui distingue Whittier des projets d’architecture communautaire volontairement conçus comme de petites villes verticales. Walden 7 a été imaginé pour expérimenter une nouvelle manière de vivre collectivement. Whittier, elle, est devenue une ville-immeuble parce qu’entre une montagne, un port, une ancienne base militaire et le climat de l’Alaska, regrouper tout le monde au même endroit était tout simplement terriblement pratique.

Avec ses quelques centaines d’habitants, son gratte-ciel résidentiel, son voisin abandonné de 25 000 m² et son tunnel où trains et automobiles doivent chacun attendre leur tour, Whittier ressemble moins à une ville imaginée par un urbaniste qu’à un problème de géographie auquel on aurait répondu avec beaucoup de béton.

Vidéo de Whittier

Voici une vidéo sur le sujet de cette ville immeuble d’Alaska réalisée par une habitante:

Sources pour aller plus loin

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